‹ Du délire des sensationsChapitre 49 sur 70 · E. CAUSES PATHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

E. CAUSES PATHOLOGIQUES

Pléthore sanguine, — • Une servante apercevait chaque jour, à une heure après minuit> une forme blanche qu'elle prenait pour un esprit. Témoin des larmes et des cris de cette femme, au moment où son spectre venait la visiter, Caperon pensa, d'après l'embonpoint de la malade et la couleur animée du visage, que le refoulement du sang vers la tête était l'unique cause de l'hallucination. En conséquence, il fit pratiquer une ample saignée; et, dès la nuit suivante, il n'était plus question du spectre (3).

« Une autre fois, je fus consulté, dit le même auteur, touchant une femme qui disaitvoir chaque jour, à midi, un es-

(1) Dererum varielaie, lib. viii, cap. 43.

(2) Mém. sur le trait, des halluci'nat* {Gazeltj médic., 1841 ri<»/j3, p. 667).

(3) Lettre déjà cit., insérée dans le Mercure de France y année 1726, mois de juin, p. 1105.

prit en figure d'homme, vêtu de gris, avec des boutons jaunes, lequel, à ce qu'elle disait, la maltraitait très fort, lui donnait des soufflets. Je conclus qu'il convenait de lui faire faire une saignée du pied avec la précaution de lui en cacher le motif; ce qui ayant été adroitement exécuté, l'apparition s'évanouit (1). »

Caperon parle encore d'une jeune fille de dix-huit ans, qui n'était point réglée et qui avait des hallucinations de la vue. Or, la menstruation s'étant manifestée chez elle à la suite d'un exercice répété, elle fut complètement débarrassée du symptôme dont il s'agit (2).

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