FIÈVRE TYPHOÏDE
Le délire peut également paraître dans les différentes périodes de la fièvre typhoïde. On peut l’observer dès le début (délire initial), pendant la maladie (délire pertyphique) ou pendant la convalescence. Ses formes sont lobnubilation intellectuelle, la manie ou la mélancolie et les hallucinations.
Un point à signaler est que, au début de l'affection, alors que les symptômes en sont encore indécis, le délire peut être déjà très marqué, avec vive agitation et des erreurs de diagnostic commises en de semblables circonstances ont quelquefois fait interner dans les asiles des malades atteints de fièvre typhoïde au début.
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Ce fait a été actuellement assez souvent étudié et indiqué pour que l’attention soit mise en éveil. Lorsqu'on se trouve en présence d’un malade atteint subitement de manie aiguë dont le développement reste inexpliqué, on doit toujours s’assurer qu’il n’a pas d’élévation de température. La fièvre, si on la constate, donne de fortes raisons de penser à une fièvre typhoïde. « Tout délirant qui délire avec de la fièvre a beaucoup de chance de n'être pas un aliéné » (Bucquoy et Hanot), et surtout si l’hyperthermie est persistante.
Caractère spécial au délire de la fièvre typhoïde, on a cité certains cas où ce délire était systématisé, consistait en hallucinations de la vue et de l’ouïe, de manière à présenter quelque ressemblance avec le délire vésanique. Nous avons eu l’occasion d’observer un cas semblable dans le service de M. le professeur Bondet (obser vation XXXIV).
Le délire de la convalescence est encore plus fréquent que pendant le reste de la maladie. Il n’a pas de carac ière bien particulier à signaler, sinon que le plus souvent c’est un affaiblissement de l'intelligence, interrompu quelquefois par des accès de manie ou de mélancolie aiguë.