‹ Du Délire FébrileChapitre 3 sur 23 · VERT · texte numérisé non relu

VERT

Nous n’avons pu nous astreindre à Les publier toutes en entier, avec leur tracé thermographique, sphyezmographique et dans tous leurs détails. En effet, nous n’étudions qu'un seul symptôme dans différentes maladies.

Un assez grand nombre d’observations n’ont d'intérêt que pour les statistiques générales sur l’âge, le sexe, etc. Pour celles-ci, la simple mention qui en sera faite en les citant dans le texte pourrait suffire, à la rigueur.

Cependant, nous en donnerons un très court résumé.

D’autres observations, au contraire, ont une grande importance, parce qu'il s’agit de cas de délire s'étant présenté dans des circonstances particulières, et méritent d’être exposées plus complètement.

Toutefois, même pour ces dernières, la clarté de l’exposition gagnera beaucoup à ce que nous n’insistions pas sur tous les symptômes avec autant de détails. Si, par exemple, il s’agit d’une pneumonie qui se soit accompagnée de délire, les symptômes communs à toutes les pneumonies, crachats rouillés, toux, point de côté, râles crépitants, etc., n’ont pas besoin d’être énoncés. Le diagnostic de pneumonie, porté en tête de l’observation, les résume tous pour un lecteur instruit‘.

Par contre, nous indiquerons avec soin toutes les circonstances, même les plus insignifiantes en apparence, qui pourraient avoir quelque relation avec le délire, soit pour le produire, soit pour le modifier.

Cette façon d'exposer les observations nous permet d’en

1 Admettant sans contestation le diagnostic porté par le chef de service, nous pensons que l’énoncé de ce diagnostic suffira au lecteur à reconstituer les phases principales de la maladie,

TU — écarter tout ce qui ne se rapporte pas directement à notre sujet, et de donner plus d’importance aux points intéressants. |

Notre champ d’études était tellement étendu, le nombre d'observations si considérable, que les détails inutiles risquaient de prendre une trop large part au détriment du sujet principal.

Le total de nos observations (47) se décompose en : érysipèle (3 cas), pneumonie (8 cas), fièvre typhoïde (5 cas), scarlatine (1 cas), variole (29 cas), grippe (1 cas).

Nous devons, aussitôt après avoir énoncé ces nombres, mettre en garde contre une erreur. Ils ne tiennent nullement à la fréquence relative du délire fébrile, par rapport à chaque maladie. Ils indiquent beaucoup plus dans quelles conditions les observations ont été réunies, et tiennent aux hasards des études médicales, à la répartition des malades, dans les différents services.

Si les observations de délire fébrile dans la variole sont en plus grand nombre, cela est dû surtout à ce que M. Vinay, ayant le service des varioleux, à l’hôpital de la Croix-Rousse, à eu occasion de soigner un grand nombre de cas de variole, dont beaucoup présentaient des phénomènes cérébraux.

Les chiffres donnés se trouvent concorder, pour la variole, avec les chiffres donnés par Thore, qui dit que les hallucinations se rencontrent dans la variole, dans 5 pour 100 des cas, et qu’elles y sont plus fréquentes que dans toute autre maladie fébrile ; mais cette concordance dans les résultats statistiques ne doit être signalée qu'avec son explication.

DU

Page 1