‹ Du délire post-éclamptiqueChapitre 11 sur 24 · CHAPITRE Ill · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ill

Anatomie pathologique.

Rien de constant n’apparaît, d’après les auteurs, dans les lésions observées à l’autopsie chez les quelques femmes mortes en état de délire post-éclamptique. Si, d’autre part, nous jetons un coup d'œil sur la diversité des lésions du système nerveux produites chez les femmes succombant aux accès d’éclampsie, il nous est impossible d'affirmer quoi que ce soit, aussi ne ferons-nous qu’une simple énumération de ces diverses lésions.

En 1825, Me Lachapelle cite un cas d’hémorrhagie cérébrale survenue dans le coma éclamptique.

Baudelocque a vu chez une femme en travail une hémiplégie gauche survenir à la suite d'accès d’éclampsie.

Alors que Velpeau en 1834 et Prestat regardaient l’hémorrhagie cérébrale’ comme complication la plus redoutable de Péclampsie, en 1859 P. Dubois affirmait la turgescence du système vasculaire cérébral.

Braun, sur 10 autopsies trouva 10 fois de l’anémie avec ædème du cerveau et une fois l’apoplexie interméningée.

Frassnig, Desiliers, Regnault, Hardy, Collins, Mac- Clentok, Grœnser, Martin firent 51 autopsies dans lesquelles ils trouvèrent :

Anémie et épanchement séro-interstitiel. ...... 6 Hyperhémie cérébrale. ...................... 5 Apoplexie méningée......... Rate 1 Hyperhémie cérébrale. .....,................ 10 Rien re rer D SD ce Ne he à ect Prat OU Hydropisie ventriculaire..................... 5 Épanchement séreux de l'arachnoïde.......... 7 Épanchement apoplectiforme du cerveau. ..... 12

Kiwish, Braun notèrent une hyperhémie du cerveau et des apoplexies méningées.

Axenfeld trouva des signes manifestes de congestion chez des femmes ayant eu du délire post-éclamptique.

Braun dit avoir rencontré fréquemment de l’anémie, de l’œdème et du ramollissement,rarement au contraire l’apoplexie interméningée et lhyperhémie des membranes.

Plus récemment Lœchlem, sur 19 autopsies, à noté comme lésion la plus fréquente la présence d’ostéophytes avec un peu d’œdème de la pie-mère. |

Enfin en 1883, Schauta se prononça pour l'influence prépondérante de l’œdème cérébral.

Nous n'avons pu faire d’autopsie et devant le grand nombre de lésions incriminées nous n’osons nous prononcer sur celle pouvant expliquer la psychose.

Toutefois, 1l nous paraît difficile d'expliquer les hallucinations de la vue et de l’ouïe autrement que par une influence directe sur les centres périphériques de la vision et de l’ouïe, influence pouvant être difficilement étrangère à un trouble de la circulation.

Nous ne pouvons admettre des foyers de nécrobiose se produisant et se réparant dans l'écorce cérébrale au même

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ütre que dans le foie. L'explosion subite du délire, sa durée parfois si éphémère, n’impliquent pas une lésion de cette profondeur.

Il y a aussi certainement une influence directe de l’autointoxication sur la cellule nerveuse elle-même, action semblable à celle observée (polynévrite) dans les cas de psychoses consécutives à l'infection.

A. Nagy, en 1894, a trouvé avec le procédé de Nissl des lésions des cellules cérébrales peu marquées, il est vrai, ressemblant à celles rencontrées dans l’hystérie, l’épilepsie et l’hystéro-épilepsie.

Cette question d'anatomie pathologique reste encore dans le vague.

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