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accès d’éclampsie, on trouve chez les diverses parturientes tantôt que les proportions d’albumine dans les urines sont infimes, à peine sensibles, tantôt que ces proportions sont très grandes, que le délire succède ou non aux convulsions. Olshausen, en dix cas d’aliénation survenue dans ces conditions, a noté que dans un cas la teneur de urine en albumine était très faible et que dans deux autres on ne pouvait en déceler de traces.
L’albumine n’est donc pas une cause directe, unique du délire ; nous verrons à propos de la pathogénie de la psychose post-éclamptique, le rôle que ce facteur peut jouer.
Les accès d’éclampsie à eux seuls peuvent-ils déterminer Péclosion d’un trouble mental.
Fritz le premier émit cette hypothèse sans toutefois donner aucune explication sur le mode d’action. « C’est dans
- léclampsie seule, dit-il, et non en dehors qu’il faut rechercher l’origine de la folie ». Il fait suivre cette idée d’une remarque très intéressante, «€ peu importe, ajoute-t-il, le
moment où apparaissent les accès avant, pendant ou après l'accouchement, toujours ces accès peuvent être suivis de trouble mental ». Des observations nombreuses vérifient ce fait. Nous voyons chez une primipare grosse de 5 mois survenir l’éclampsie suivie vingt-quatre heures après d’une excitation maniaque de quelques semaines. Plusieurs cas à 6, 7, 8 mois sont de même suivis de délire, celui-ci apparaissant ordinairement dans un délaide quarante-huit heures après le dernier accès, faisant très rarement suite au coma consécutif, survenant la plupart du temps à une époque où l'organisme réagissant paraîtrait devoir être à l’abri de toute complication.
Mêmes manifestations maniaques à la suite d’éclampsie survenant avant le travail, finissant ou cessant après ou avant l’accouchement, à la suite d’accès d’éclampsie se produisant au moment même du travail pour cesser aussitôt ou peu après, surgissant au moment même de Paccouchement ou à une époque plus ou moins éloignée de l’expul-
sion du fœtus ou de lenfant.
La question du moment où surviennent les accès d’éclampsie n’influant en aucune manière sur la production du trouble mental, n’est pas à discuter, bien qu'il puisse paraître de l’ensemble des observations et des statistiques que c’est au moment les plus environnant accouchement, qu'il y ait plus grande fréquence de délire consécutif. Nous ne saurions être affirmatif sur ce point. N'est-ce pas à ce moment aussi que l’éclampsie éclate le plus souvent. Voici du reste l’ordre de fréquence de l'apparition des accès d’éclampsie ; malgré nos recherches nous ne pouvons mettre en regard, ce qui serait fort intéressant, l’ordre de fréquence de délire : sur 50 cas, M. le professeur Pinard a observé 27 cas d’accès d’éclampsie pendant la grossesse ; 15 pendant le travail, 8 seulement après l’accouchement. Très rares avant le cinquième mois, les accès éclamptiques seraient surtout fréquents au moment du travail, pendant la période d'expulsion prétend Taylor, pendantau contraire la période de dilatation ainsi que, preuves en mains, M. le professeur Pinard le certifie.
Sur 195 cas observés, 13 fois les accès apparurent à ce moment.
Quant aux accès d’éclampsie post-partum, ils débutent. ordinairement quelques heures après la délivrance, ou plus