‹ Du délire post-éclamptiqueChapitre 9 sur 24 · RE CE · texte numérisé non relu

RE CE

tard même, deux, trois, quatre, neuf jours (Nægele) ; douze Jours (Cazeaux); seize jours (Legroux), huit semaines (?) (Simpson).

À toutes ces époques peut advenir le délire sans être modifié ni en forme ni en intensité, soit par la précocité de l’éclampsie, soit par son retard.

Le laps de temps entre le dernier accès éclamptique et léclosion de la psychose est aussi fort variable mais sans aucune action spéciale : il peut s'étendre de quelques heures à peine, succédant immédiatement au coma quelquefois huit Jours après (obs. Grœnser).

Aucune influence non plus de la durée du coma quoiqu'on ait prétendu.

Enfin, ni le nombre, ni la violence pas plus que Pintensité des accès ne paraissent avoir d'action sur la forme, la marche, le pronostic du délire.

On a vu le délire survenir aussi violent et aussi bénin après un seul accès même peu intense comme après 10, 1, 25 accès (Hahn) d’une violence extrême.

Il résulte de ces remarques que léclampsie elle seule n’est pas non plus cause immédiate du délire; qu’elle n’est purement qu’une manifestation au même titre que l’albumine d’un état pathologique particulier dont ce délire, même n’est sans doute également aussi qu’une simple manifestation chez des femmes héréditaires ou prédisposées par acquit d’une tare névropathique antérieure.

De plus, en effet, on ne peut nier l’influence considérable que joue cette prédisposition héréditaire ou acquise dans l’éclosion du délire. L’éclampsie comme tout autre état convulsif n’est-elle pas héréditaire elle-même en quelque sorte?

pt

On peut citer des malades dont la mère, les sœurs ont présenté à leurs accouchements ou à leurs grossesses, sinon des accidents éclamptiques, du moins des accidents nerveux. La question d’hérédité s’étend au délire post-éclamptique et joue encore, dans ce cas particulier, le grand rôle indéniable qui lui est dévolu dans toute la pathologie mentale qu’elle régit presque. Nous reviendrons du reste sur cette question de prédisposition.

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