‹ Du démon de SocrateChapitre 58 sur 74 · DANS L ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

DANS L ANTIQUITÉ

« elles n^en ont point fait du tout. Parier ici de la sice bylle et de tous les prophètes qui^ remplis d'une in- « spiration céleste^ ont^ dans beaucoup de rencontres,, et éclairé les hommes sur l'avenir^ ce serait passer « beaucoup de temps à dire ce que personne n'ignore. « Mais ce qui mérite d'être remarqué, c'est que, parmi a les anciens, ceux qui ont fait les mots n'ont pas re- « gardé le délire ({jt,avia) comme honteux et déshonorant. c< En effet, ils ne Tauraient point confondu sous la « même dénomination avec le plus beau des arts, ce- « lui de prévoir Tavenir, qui dans Torigine fut appelé « (AavixTÎ. C'est pa7xe qu'ils regardaient le délire comme (( quelque chose de beau et de grand, du moins lorsqu'il c< est envoyé des dieux, qu'ils en donnèrent le nom à « cet art ; et nos contemporains, par défaut de goût, « introduisant un t dans ce mot, l'ont changé mal à 8 propos en celui de [i-avTtxri. Au contraire, la recher- « che de l'avenir faite sans inspiration, d'après le vol « des oiseaux ou d'après d'autres signes, en essayant « d'élever, à l'aide du raisonnement, l'opinion hu- « maine à la hauteur de l'intelligence et de la con- « naissance, fut appelée d'abord oiovoictuti, dont les « modernes ont fait olomarur^, changeant l'ancien o en « leur emphatique oj. Les anciens nous attestent par « là qu'autant Fart du prophète, ti.ôcvTix7i, est plus noble a que celui de V augure, oiojvtffTixvi^ powr /e rîom comme (( pour la chose, autant le délire qui vient des dieux

c( remporte sur la sagesse des hommes,

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