‹ Du demon de Socrate specimen d'une application de la science psycologique a celle de l'histoireChapitre 11 sur 92 · SA PAUVRETÉ · texte numérisé non relu

SA PAUVRETÉ

On ne finirait pas si l'on voulait rapporter tous les traits de ce genre. Mais ce qu'il ne faut pas oublier, ce sont les admirables préceptes d'affection pour une telle mère, que Socrate;donnait à Lainproclès, l'aîné de ses fils. Ce dernier probablement n'était pas doué de là même dose de patience que son père, et il était - las, sans doute, des menaces et peut-être des mauvais traitements de sa mère. On peut lire ces préceptes dans Xénophoti (1). "

Et il ne faut pas croire que rien, dans son intérieur, dédommageât l'époux de Xantippe de la compagnie "d'une pareille femme. Sôcrate était pauvre (2) ; tout son bien ne valait guère que cent écus de notre monnaie (3) ; et ce n'était pas parce qu'il n'avait que peu d'amis à recevoir que sa maison était petite; c'eût été plutôt parce qu'il ne pouvait pas l'avoir plus vaste, et que du reste il n'avait pas grande chère à y faire.

ce fait en doute, ainsi que beaucoup d'autres faits de la vie de Socrale. Mais on s'accorde, en général, à n'attacher presque aucune importance à ses dénégations.

(1) Memorabilia, lib. Il, p; 74) .

(3) Platon, Banquet, p. 260. — Xénopbon, Metnorabi, lib. I, p. 729. — Elien, Sût. cor., lib. Il, cap. 'lui!, ■ (3) «-mines (Xénopbon, Ëcon.,p. 822, 823), ce qui équivaudrait à 430 livres, suivant l'évatuatimi faite par Barthélémy [Voyage du jeune Anacharsis, lab. (4, Évaluation des monnaies d'Athènes). On lit pourtant dans Plutarque (Vie ■ d'Aristide, ch. in), qu'au rapport de Dëniétrins, Socrale avait non-seulement une maison à lui, mais 70 mines d'argent (plus de 10,000 fr.),queCriton lui faisait valoir.

Page 1