‹ Du demon de Socrate specimen d'une application de la science psycologique a celle de l'histoireChapitre 16 sur 92 · SA VIE POLITIQUE. 1Î · texte numérisé non relu

SA VIE POLITIQUE. 1Î

les rapports usuels de la vie. Hais ce n'était là . encore que l'homme privé, et l'homme public répondait, au moins, à tout cela.

A l'âge de soixante-trois ans, c'est-à-dire sept ans avant sa mort, Socrate, qui jusque-là n'avait voulu prendre aucune part à la gestion des aflaires del'Ëtat(1), fut désigné par le sort (2) pour faire partie du Sénat de la République (3). De Prytane il y devint Épistate (4), dignité qui ne durait qu'un jour; et qui équivalait à la présidence de ce premier corps politique d'Athènes. Socrate, qui n'était pas fort entendu aux formes des affaires, se trouva iin peu embarrassé des fonctions de sa présidence, et, plus d'une fois, au rapport de Platon, il fit rire à ses dépens ses collègues, et notamment quand il fut question de recueillir les voix, pour dresser l'arrêt du sénat (5).

Pendant qu'il faisait partie de cette magistrature politique, se présenta l'affaire des généraux vainqueurs au combat des îles Arginuses (6), affaire dont Tes détails peignent les mœurs du temps, el font honneur au

(1) Platon, Apologie, p. 53, 73, 83. ■

(2) Sigonws, De republ. athen., lib. II, cap. u. — Sahcrl Petit, Leges otticw, lib. III, lit. i.

(3) Platon, Apologie, p. 74 ; Gorgias, p. 60.

(4) Xénophon, Memorab., lib. I, p. 714.

(5) Platon, Gorgias, p. 60. — Atuénée, Deipnosoph., lib. V, cap. xv.

(6) Platon , Apologie, p. 74. — Xénophon, ffist. grœc, lib. I, p. 444 à 452; Memorab., lib. I, p. 7H. — Diodohe de Sicile, Biblioth. Hist., lib. xmi, cap. 98 el.S£q.

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