‹ Du demon de Socrate specimen d'une application de la science psycologique a celle de l'histoireChapitre 46 sur 92 · ET SON ESPRIT FAMILIER. 22ÎJ · texte numérisé non relu

ET SON ESPRIT FAMILIER. 22ÎJ

peu de biens, peu d'amis, niais qu'en revanche il eut beaucoup d'ennemis, dont la plupart lui étaient inconnus, soit de nom, soit de visage. 11 fut toute sa vie, ditil, absque kumana sapientia, nec memaria validus, sed prooidentia aliquantomelior, . - *:

Après ce singulier portrait que Cardan traçait de lui-même, un an seulement avant, sa mort, il parle, sans transition, de la naissance d'un prince impérial, arrivée le jour même où il écrit, d'une autre ère qui commence pour l'empire romain, de Ferdinand et d'Isabelle, qui onlmisenmer une nouvelle flotte,elc... ; le tout sans qu'on sache d'où lui viennent ces idées, et absolument comme pourrait le faire un maniaque.

Dans le chapitre xlvii de son ouvrage, chapitre intitulé Spiritus bonus, il commence par rappeler qu'il est bien certain qu'il y a eu des hommes célèbres assistés ou gouvernés par des esprits familiers, appelés, dit-il, par les Grecs, anges ou messagers, et par les Latins, esprits (1). Dans ce cas se sont trouvés, ajoutet-il, Socrate, Plotin, Dion, Synésius, F. Joseph, et enfin lui (mini). Mais, à rexceptton de celui de Socrate (2), tous ces esprits favorables, aussi bien que les

(1) Voyez, pour l'idée générale que Cardan se faisait des esprits ou démons, le chap. 03 du livre XVI du traité De rerum varietate,etl& livre XIX du traité De lubtilitate,

(2) Rapprochez de cette exception , qui est un éloge, la longue et dégoûtante diatribe que Cardan a écrite contre Socrate, sous le titre de De Socratis studio. Cette palinodie serait d'un homme sans probité, si elle n'était d'un ton,

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