‹ Du demon de Socrate specimen d'une application de la science psycologique a celle de l'histoireChapitre 47 sur 92 · CARDAN · texte numérisé non relu

CARDAN

esprits funestes de C. César, de Cicéron, d'Aritoiûc, de Brutus, de Cassius, n'étaient, dit Cardan, que des démons, tandis que ie sien est un esprit bon et mi'sécordieux.

1 1 était persuadé depuis longtemps dé l'existence de cet esprit ; mais ce n'est que dans sa soixarite-qua- (Oriième année, comme it commençait à écrire sa vie, qu'il put bien s'assurer de la manière dont cet esprit l'avertissait des choses futures. C'étaient de très-fortes palpitations de cœur, la sensation d'un violent tremblement de terre, avertissements partagés par Cardan fils, quand les événements à venir lui étaient communs avec son père ; c'étaient des mouvements d'espèces ou d'images (movit speciem mihi), etc., etc... (1).

Je cite ce qui suit dans le texte original, pour plus de vérité, et parce qu'il y a, dans ces pensées latines d'un halluciné, des choses pour lesquelles toute traduc-

(i) Indépendamment de ces différentes espèces de fausses perceptions, , Cardan avait encore des hallucinations de l'odorat. Voici ce. qu'il en dit au chapitre 43 du livre Vlll du traité De rerum varktate : » Il y a encore en moi quelque chose d'extraordinaire; c'est que je sens toujours une odeur quelconque. Tantôt mon corps exhale une odeur d'encens, et tantôt une odeur désagréable. Pondant près de deux" ans, les pores de ma peau .laissaient passer une si forte odeur de soufre, que j'en étais insupportable a moi-raêiuc, et que je craignais pour ma santé ; mais cette odeur n'était pas sensible pour ceux qui m'approchaient, p Il parle encore de cette même espèce d'hallucinations au chapitre 37 du livre De vlla propria.

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