‹ Du demon de Socrate specimen d'une application de la science psycologique a celle de l'histoireChapitre 48 sur 92 · ET SOK ESPRIT FAMILIER · texte numérisé non relu

ET SOK ESPRIT FAMILIER

tion est impossible, inintelligibles qu'elles sont pour des traducteurs raisonnables.

Jnumversum Damonumapud antiques muttiplices fuere dijferentiœ : prokibentes ut Socratïs, admonentes ut Ciçeronis in obitu, docentes quid faturum sit per somnum, per easus, per belluas, hortando nos ut ad locum eamus, et faUendo per sensum unum, aut plures simul, et eo nobilior (hallucinations d'un ou de plusieurs sens) : item per res naturales (illusions), et demum per nonnaturales (hallucinations), et hune censemus nobilïssimum. Item bonus et malus. ' '

Aliud dur quœ admtmet non aperte admonet ? adeo ut veliem;sed «nom rem pro atia docet, velut sirepitibus iltis ineonditis , ut confiderem, Deum cuncta spectore, licet illum oculis non videam? Poterat enimpersomnium admonere aperte, vel per' aliud oslentum clarius. Sed hoc forsan judicavit maijis curam divinam, majoraque quœ acciderunt timorés, impedimenta, anxietates et stridor tîmoris loco; obscuritate etiam opw est, ut intelligamus esse opéra Ùei, non ut vetare doceamur.

Cardan se demande pourquoi ces choses-là lui arrivent, et non pas aux autres. C'est qu'il était halluciné, et quelesautresne le sont pas. Il donne ensuite comme des avertissements de son Esprit, Ces mots qu'il n'a pas pu comprendre, et que le lecteur ne comprendra sûrement pas davantage, Te sin casû et Lamant, puis ces phrases également extravagantes, id de mtù quatuor

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armorum ex responsione Simii ? Et de vermiculis qui

in scuteliis apparuerttntf

Mais l'esprit de l'homme, dit-il, n'est pas toujours disposé à concevoir les signes du bon Ange, que ces signes soient «ne vapeur ou une forme imparfaite, ou toute autre chose. Ce défaut de conception a lieu, suivant les philosophes, par l'ellet de la mauvaise disposition des organes, ou, suivant les théologiens, par la volonté de Dieu, dont l'Ange n'est que l'instrument.

Cardan est aidé par son Esprit dans la rer.hercbe des causes, des disciplines; il en reçoit la conuaissance des choses incorporelles el immatérielles. Il lui doit sa réputation, sa gloire, ses plaisirs, du soulagement dans ses peines, du secours dans l'adversité, une grande partic dû tout ce qui lui est arrivé d'heureux ; U aurait pu ajouter avec non moins de vérité, la plupart des fautes par lui commises dans le cours de sa vie vagabonde el déréglée.

Après ceque j'ai dit de Socrate dans l'ouvrage qu'on vient de lire, je ne crois pas avoir rien à ajouter sur ce chapitre de la vie de Cardan, où ce malheureux philosophe fait lui-môme, d'une manière si formelle, l'histoire de ses hallucinations. Comme Socrate, il rend compte de ce qu'il éprouve, sans se douter de la portée de ses paroles. Mais les historiens de la philosophie y ont plus fait attention qu'à celles du sage d'Athènes, et ils ne seraient pas éloignés de voir dans Cardan un

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