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fou, ou quelque chose de très-voisin (1). Seulement ce qui les embarrasse, c'est que, dans plusieurs endroits de ses ouvrages, il revient, pour la nier, sur l'existence de son démon familû*r. Et c'est là précisément ce qui caractérise la forme de maladie mentale à laquelle il était en proie. Quand un halluciné est guéri, il ne croit plus à ia vérité de ses hallucinations ; sauf à se les rappeler et à y croire de nouveau quand il retombe. Il arrive enlin une époque où elles ne le quittent plus. Alors il croit et à celles qu'il a présentement, et à celles qu'il a eues jadis, qu'd avait presque oubliées, mais que les nouvelles lui remettent en mémoire ; et voila justement ce qui est arrivé à Cardan. Il a écrit l'histoire de sa vie et de son esprit familier bn an environ avant sa mort, et à celte époque il était plus halluciné, plus fou que jamais, ainsi que son ouvrage tout entier en fait foi.
(ij 1ÎUHLK , Histoire de la philosophie moderne; Philosophie Je Cardan, t. Il de la traduction IVauraisL'.