‹ Du demon de Socrate specimen d'une application de la science psycologique a celle de l'histoireChapitre 50 sur 92 · OPINION DE M. COUSIN SUR LE FAIT DU DÉMON DE SOC RATE · texte numérisé non relu

OPINION DE M. COUSIN SUR LE FAIT DU DÉMON DE SOC RATE

Page 207. C'est l'opinion de Montaigne, de Naudé - , de Guy-Patin-, de Charpentier, de Fraguicr, de Rollin, de Voltaire, et de quelques platoniciens tout à fait modernes {)). . -

Le savant traducteur des œuvres complètes de Platon ne pouvait voir dans le maître de ce dernier ce qui s'y trouve", et ce que j'y ai montré, c'est-à-dire un fou halluciné ; la connaissance de la psychologie morbide pouvant seule conduire à ce résultat. Aussi, est-ce une chose digne d'attention que la manière dont M. Cousin cherche à se rendre compte du fait du Démon de Soerate, dans deux notes relatives l'une à l'Apologie, l'autre au Théagès, les deux dialogues où le fils de Soplironisque trahit, de la manière la plus déterminée, la maladie de son esprit. Je vais citer textuellement ces deux notes, et l'examen que j'en ferai ensuite sera comme le complément de la démonstration de psychologie historique à laquelle j'ai consacré cet ouvrage.

(1) Ces platoniciens ne sont plus tout . à fait aussi modernes. Peut-être ne sont-ils plus aussi platoniciens. Je doute qu'ils soient devenus plus forts, je ne dis pas en ;>rcc, mais on démohologie.

{Note tk la deuxième Mition.)

Page 1