AC DÉBUT HÉ I.A FOLIE
Tout,danslesmànifestationsdeson intelligence, se dessine et prend une forme arrêtée. Ses sentiments, ses idées, se transforment en véritables sensations externes, aussi distinctes, je dirais presque aussi physiques, que les objets eux-mêmes : c'est la pensée qui semble se matérialiser, qui devient une image visuelle, un son, une odeur, une saveur, une sensation tactile ; ce sont des hallucinations.
A ne considérer que dans la manie cette forme pour ainsi dire corporelle du délire, et sans vouloir la rapprocher des hallucinations de l'encéphalite, elle est ici, comme on le voit, le dernier terme de la folie, son degré le plus élevé. Elle en est aussi le caractère le moins douteux, le plus facile à saisir. " '
Il est pourtant des cas, à la vérité assez rares, où les hallucinations se déclarent presque en même temps que le délire général, et cessent à peu près avec lui. Ce fait a lieu surtout chez les sujets jeunes, d'un tempérament sanguin, d'une constitution mobile et excitable. Les deux observations suivantes en sont des exemples remarquables.