‹ Du Dépeçage CriminelChapitre 8 sur 66 · ONE · texte numérisé non relu

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l'intelligence latine. A la place des rengaines politiques, l'histoire de la malle occupe toutes les âmes généreuses, inquiètes, enthousiastes, nobles, astucieuses, ennemies de la canaille, tous les bons Français. »

Ces paroles ne s’appliquent-elles pas également à ce procédé criminel devenu si fréquent de nos Jours et qui consiste à mettre en pièces un cadavre ? Et d’ailleurs, la relation entre la malle cercueil et le dépecage est étroite. L’emballage des fragments de la victime suit en général le dépecage, et n'est pas un moyen nouveau employé de nos jours pour dépister les recherches d’une police intelligente et active. A ce point de vue la perversité de nos ancêtres égalait bien la nôtre : témoin ce capitaine de la garnison de Metz, écrit Pierre de l’Estoile, dans son journal, à la date de de 1580, qui « fut mis en ce mois prisonnier à la conciergerie pour avoir violé une fille de la dite ville, lequel, après l'avoir tuée, l'aurait coupée par quartiers et mise dans une malle, puis jetée dans la rivière de Moselle, où on aurait pesché ladite malle et trouvé dedans cette pauvre créature par pièces ».

Comme le demandait Paul Adam, nous ne chercherons point toutefois à résoudre cette question de la mentalité populaire, à savoir pourquoi nous sommes laissés presque indifférents par la découverte d’un cadavre, du « macchabée » banal quigiten plein air, et sommes-nous inconsciemment intéressés par la découverte d’un cadavre plié dans une caisse ou dépecé ? Peu nous importe.

L'étude que nous nous proposons de faire sur le

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