‹ Du désir aux destinéesChapitre 13 sur 91 · LE CENTAURE · texte numérisé non relu

LE CENTAURE

Soit. A tout noble essor que l'homme rêve ou tente,

Pèse éternellement ton faix injurieux,

Impureté, qui vêts nos reins luxurieux,

Chape de plomb, pareille aux visions de Dante,

Soit. A nous deux, ô chair. Centaure furieux — Ame et bête — au galop, par la mêlée ardente ! En l'extase physique aiguë et corrodante, Vautrons à toute peau ton rut victorieux !

Toute la lyre ! Et lorsque auront claqué les cordes, Je t'en flagellerai, si dru que tu les mordes — Fouet divin qui fut mon génie et dont je veux

Te mener jusqu'au bord des belles gémonies Où pourrissent orgueils, espoirs, gloires finies, Et te jeter, fourbue, au néant de mes vœux !

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