L'INSPIRE PARLE
Comme vous bruissez, ailes de l'Ineffable, Reflets qui voulez vivre et pressez aux miroirs De mon émotion vos fronts pâlis d'espoirs, Fantômes enivrés au seuil du véritable !
Idéals à venir accouchés de mes soirs, Beauté neuve, jaillie à la clarté durable, Avide d'enchanter la route misérable, Et de boire vos pleurs, ô mes beaux désespoirs î
Gomme vous tourmentez la prison de mes veilles,
Impatient essaim de secrètes abeilles ;
Les corolles de l'Etre où dormaient jusqu'à moi
Vos promesses de miels divins et les blessures Dont vous talonnerez nos défaites obscures Le Sort louche les mêle à ses cheveux de roi.