‹ Du désir aux destinéesChapitre 14 sur 91 · L'INSPIRE PARLE · texte numérisé non relu

L'INSPIRE PARLE

Comme vous bruissez, ailes de l'Ineffable, Reflets qui voulez vivre et pressez aux miroirs De mon émotion vos fronts pâlis d'espoirs, Fantômes enivrés au seuil du véritable !

Idéals à venir accouchés de mes soirs, Beauté neuve, jaillie à la clarté durable, Avide d'enchanter la route misérable, Et de boire vos pleurs, ô mes beaux désespoirs î

Gomme vous tourmentez la prison de mes veilles,

Impatient essaim de secrètes abeilles ;

Les corolles de l'Etre où dormaient jusqu'à moi

Vos promesses de miels divins et les blessures Dont vous talonnerez nos défaites obscures Le Sort louche les mêle à ses cheveux de roi.

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