L'ARC DE TRIOMPHE
J'ai tendu pour coucher mes soleils familiers Des pans de ciel enclos de pierres triomphales, Allumant au sabot cabré des Encéphales Les corniches d'airain à tètes de béliers.
Quand se soulèveront, immenses, des Annales Les mémoires de moi qui scellai ces piliers, En grands noms résonnant comme des boucliers L'arche promulguera mes pompes centennales.
Chaque siècle est jeté comme un nouveau levain
Au pain de mon exemple, à mes plus beaux revivres,
Le Temps confirmera ma gloire comme un vin
Pressé jadis au pied de mes Victoires ivres, Et. sublime, au gibet du solstice vermeil, Vois ! Je rive un carcan de porphyre au Soleil!