‹ Du désir aux destinéesChapitre 44 sur 91 · AUX THERMES DE GARAGALLA · texte numérisé non relu

AUX THERMES DE GARAGALLA

(vox loquitur)

Toute l'ivresse bue et tout l'amour aimé Depuis le premier verre et la première extase, Toute la chair mortelle au biàcher qui l'embrase, Tout ce qui de Désir au néant a fumé

Dès le Temps, l'Etre, l'Homme et l'enfer allumé, Mon cœur le tient enclos — tel le bronze du vase Que le pêcheur arabe a tiré de la vase Opprime le tourment d'un Génie enfermé.

Car mon âme est le lieu des luxures du monde; Ghacune s'y revit, s'y confirme et s'y fonde, Trempant dans ma douleur son miracle charnel;

Morts, soyez consolés d'avoir crue éphémère La sainte Volupté, reine de la Ghimère, J'en porte le trésor intact à l'Eternel !

Rome.

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