‹ Du désir aux destinéesChapitre 50 sur 91 · PRES D'UN CERCUEIL · texte numérisé non relu

PRES D'UN CERCUEIL

Afin que l'âme pure au seuil des épouvantes Connaisse son Sauveur et son Juge, priez ; Car il veut à grands cris que vous l'adjuriez Et qu'éclate son nom sur vos lèvres vivantes.

Peut-être il tarderait. L'âme que vous pleuriez En route vers son Dieu sur des ailes ferventes, Craignez qu'elle n'hésite aux portes triomphantes Du palais où le maître attend ses ouvriers.

Il ne sied point qu'un Dieu mente. L'âme était sûre. Appelez-lui l'époux — car la tâche fut dure, Et la Loi fut gardée et les pactes souscrits ;

Et vous ne pouvez pas, si noble et tant aimée, La laisser sangloter en cette ombre innommée, Afin que son Seigneur vienne, joignez vos cris.

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