‹ Du désir aux destinéesChapitre 55 sur 91 · AUTOMNE · texte numérisé non relu

AUTOMNE

Cet Automne à la paix d'un très vieux adultère Quelque chose de las, de coupable et de doux, Les feuilles mortes sont comme des cheveux roux Dénoués sans courage et tout souillés de terre.

Cheveux que le vieil âge a teints dans le mystère Pour les défaire dans la volupté, jaloux Que rien ne fût changé du premier rendez-vous — 0 cœurs mal résignés à l'hiver solitaire !

Un peu de sève pleure aux écorces, le fruit Tombé dans l'herbe avec un bruit morne, la nuit. Doré de vieux midis aux treilles, tente encore ;

Et l'Ombre à nos Remords méditant dans les soirs Verse, appuyant sur sa hanche pâle l'amphore, La sensualité des demi-désespoirs.

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