‹ Du désir aux destinéesChapitre 80 sur 91 · CONFESSION · texte numérisé non relu

CONFESSION

Reins infirmes, glacés, à jamais impubères, Front pur, dais orgueilleux de sépulcres vivants, Lèvre close à l'aveu comme aux baisers fervents, Cœur ignorant les maux heureux dont tu t'obères,

Désir, maître éternel haletant dans les vents, Tout cela, vanité de tes matins sévères, O chaste, je le hais comme tu le révères, En l'instinct forcené de mes vœux dépravants.

J'ai vu tomber des saints avec des cris de joie ! Je n'ai pas corrompu j'ai délivré. Ta proie. Sombre Dogme, a levé sa pierre et rit au jour;

Pourtant l'obscur dégoût du stupre en son emprise Tient mon âme blessée — ou rien ne cicatrise, L'Orgueil toujours saignant aux places de l'Amour.

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