VIOLET
Le bleu d'outremer est plus froid que le bleu minéral, celui-ci ayant une tendance au vert et révélant par là une proportion quelconque du jaune, c'est-à-dire d'élément de chaleur.
Entre les deux vermillons les plus rouges, celui de Chine et le vermillon français, le premier est moins chaud que le second. Placés côte à côte, celui de Chine vire par une nuance presque inappréciable vers le violet, l'autre vers l'orangé. Dans l'un, la supposition du bleu peut donc être faite ; tandis que dans le second, les deux éléments de lumière et de chaleur sont manifestes : celui-ci est donc plus chaud.
En l'absence du soleil, dans l'incolore et la clarté vague des journées grises, que désignent les noms de lumière du jour, lumière diffuse, la couleur prend une importance d'aspect considérable. Chacune de ses nuances représentant une des individualités colorées des rayons solaires, tous ses efforts tendent à remplacer ceux-ci, et elle y parvient dans lapro-
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portion d'énergie qu'elle lire de la clarté qui
l'éclairé.
De chaque couleur émane alors, par rayon* nement, La double apparence de chaleur cl de froideur, selon qu'elle-même peut être classée
dans Tune ou dans l'autre de ces catégories. Exp. B).
Conformément à cet ordre d'idées, la théorie de la lumière applicable aux arts ne se baset-elle pas sur l'observation du chaud et du froid, bien plus que sur l'étude du rapport des nuances complémentaires, celles-ci ne paraissant émaner que de la constance des apparences chaude et froide. Le rapport des colorations entre ellesn'adu reste qu'une influence secondaire au point de vue du dessin, comme nous croyons l'avoir établi dans l'article sur la couleur.
Il faut en outre considérer que. par la seule reproduction du classement des catégories lumineuses, la peinture supplée la couleur propre. Elle y parvient en éliminant plus ou moins le jaune, le rouge, le bleu et leurs composés, en les remplaçant par des tons indéfinis de coloration mais doués de chaleur el de froideur.
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Elle établit ainsi l'unité de sa lumière artificielle, en imitant la distribution régulière et catégorique des éléments d'apparences chaude et froide que la lumière naturelle porte en elle-même.
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