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de la moitié du corps placée sous sa dépendance. Dans son étude biologique sur les modifications de la circulation qui suivent immédiatement la naissance », après avoir montré les raisons mécaniques de l’inversion véritable que subit la circulation lors du premier abaissement du diaphragme, M. Boucnanb déduit, presque mécaniquement, les conséqueuces physiologiques qui découlent de l’abaissement du cœur avec translation de sa pointe à gauche. Chez le fœtus, dont le cœur est à peu près vertical, le maximum d’intensité de la poussée ventriculaire gauche se fait suivant une direction qui se rapproche sensiblement de la verticale et la veine liquide aboutit à l’éperon qui se trouve entre l’origine du tronc brachio-céphalique et celle de la carotide gauche. Mais, quand la première inspiration s’est produite et que le cœur a subi le mouvement d’abaissement et de torsion qui l’amène à la position qu’il occupera définitivement, l’axe du ventricule n’est plus vertical, il est devenu oblique de bas en haut, d'avant en arrière et de qauche à droite, si bien que l'intensité maximum de l’action ventriculaire dirige l’ondée sanguine vers le tissu aortique situé à environ D centimètres au dessus de l’origine du vaisseau. L’ondée sanguine, qui vient en ce point rencontrer la paroi artérielle élastique, obéit aux lois de la mécanique et se réfléchit suivant un angle égal à l'angle d'incidence. Les mensurations montrent que cette ligne de réflexion aboutit directement à l’origine de la carotide gauche. Le sang qui pénètre dans le tronc brachio-céphalique placé sur les côtés du courant y est animé d’une force d’impulsion et d’une vitesse moindres. M. Bouexarp en conclut que l’ondée sanguine qui parcourt le système carotidien gauche est animé d’une force d’impulsion plus grande que celle qui parcourt le même système à droite : d’où une exagération lente, mais constante, de la nutrition de l’hémis-
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phère gauche et plus particulièrement des régions motrices irriguées par la sylvienne ; d’où, prédominance de la motricité du côté droit.
Chez les gauchers, ajoute M. Boucuarn, il doit exister une disposition spéciale en vertu de laquelle lextrémité de la ligne de réflexion de l’ondée sanguine aboutit, non pas à la carotide gauche, mais à l’origine du tronc brachio-céphalique. Le gaucher est un droitier du cerveau.
Des considérations physiologiques (dilatation ou sinus aortique au point précis ou l’ondée sanguine vient heurter la paroi) et pathologiques (fréquence plus grande des hémorrhagies dans le champ de la sylvienne gauche) donnent à l'hypothèse émise par M. Boucarp un grand caractère de vraissemblance.
La gaucherie doit être considérée comme le résultat d’une anomalie survenue à la période de développement ; et, comme la plupart de ces anomalies, elle paraît être héréditaire (Pauz BEerT, G. DELaunay, in thèse DEeLauxay),
.Cette anomalie est-elle, comme tant d’autres, une anomalie réversive ? D’après Acassiz, c’est par atavisme que l’on serait gaucher; mais il n’a pas indiqué, et l’on ignore encore, de quel type, humain ou non, descendraient les gauchers actuels.