‹ Du Devoir de Secours Entre ÉpouxChapitre 5 sur 64 · Nov. 53, cap · texte numérisé non relu

Nov. 53, cap

-2. Beaumanoir, Cout. de Beauvaisis, éd. Beugnot, p. 57, $ 2.

Ce droit n’appartenait tout d’abord qu'à la femme, la jurisprudence des Parlementsle rendit réciproque: « Celui des conjoints qui a du bien doit des aliments à l’autre qui se trouve dans le besoin (1). Ces aliments comprennent, en outre, les frais de maladie ; un arrêt du parlement de Bretagne rapporté par Merlin décida qu'un mari devait prendre soin de sa femme devenue folle et qu’il n'avait pas le droit de réclamer aux parents de celle-ci leur contribution aux dépenses qu'ilavait faites (2).

L'obligation alimentaire existe même entre époux séparés de biens (5).

Que devient-elle lorsque les époux vivent séparés ? Unetelle situation peut provenir, soit du fait d’un des époux, soit d’une intervention de l’autorité judiciaire.

Dans le premier cas l’époux reconnu responsable de la rupture de la vie commune perd le droit de réclamer des aliments à son conjoint, mais il reste tenu de luien fournir. La femme qui abandonne son mari pour vivre séparée de luine peut lui réclamer des aliments. Elle aurait ce droit si sa conduite était

1. Ferrière, Dict. de droit et de pratique. V° Aliments. — Argou, Inst. au droit français, 1. ML, ch. XXI.

2. Merlin, Rép. universel et raisonné de jurisprudence. V° Aliments.

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