A. — ÉLÉMENTS TIRÉS DES SIGNES FONCTIONNELS
Cette œuvre de révision s'impose tout d’abord pour les signes fonctionnels. Dans le cortège, la plupart du temps disparate, des troubles accusés par le malade, tant s’en faut que tous correspondent à la carence de l'oreillette. C’est ainsi que nous retrouvons, complaisamment énumérés, premièrement tous les symptômes de l'insuffisance cardiaque. Sans parler des signes périphérique, signes viscéraux qui trahissent toujours une participation d'insuffisance ventriculaire plus ou moins profonde, le trouble le plus banal, le plus constant souvent, la DYSPNÉE, doit être éliminée.
Certes, les malades sont oppressés à l’effort, mais, on s’en rendra compte dans des cas où la pureté du trouble auriculaire né fait aucun doute, il ne s’agit pas de cette dyspnée aux efforts légers, à la marche lente, et encore moins de cette dyspnée de décubitus qui est l'apanage des insuffisances gauches ou droites de toutes natures. Scuvent, et surtout dans les débuts, la dyspnée n'existe que. pour les efforts violents, les montées d’escalier rapides et, comme la plupart du temps on a affaire à des sujets d’un certain âge, il n’y a rien, là, qui individualise
un symptôme digne d’être retenu.
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I] en est de même de la DOULEUR. On peut trouver des algies antérieures ou postérieures et notamment le point de côté auriculaire au cours de l’arythmie complète; mais ces algies s’apparentent plus à des distensions de l'organe, du fait de certaines de ses lésions, en particulier du rétrécissement mitral; elles sont plus le fait de l’endocardite mitrale même que du trouble rythmique.
Pour se convaincre, il suffit de dénombrer, et ils ne sont pas rares, les cas où l'oreillette fibriile sans être distendue et où ce trouble est apparu d’une façon absolument latente et sans aucune douleur.
On a signalé quelques cas d’angine de poitrine au cours de distensions brusques de l’oreillette avec fibrillation auriculaire. Le fait est à retenir, mais il est exceptionnel.
Plus importantes déjà sont les PALPITATIONS. Certes, la conscience que le sujet a de son cœur implique davantage une aptitude à sentir, un état neurotonique spécial, qu’un trouble particulier de telle ou telle partie du myocarde. Il n’en est pas moins vrai que plus le désordre apparaît rapidement et plus il est complet, mieux il pénétrera dans le champ de conscience et donnera lieu à la sensation de battements désordonnés ‘et incommodes.
Encore faut-il dès maintenant, établir une distinction entre les palpitations de l’arythmie complète. Tantôt elles sont nettes, et nous aurons à les rapprocher des palpitations de la tachycardie paroxystique; tantôt elles sont confuses, faisant place davantage à une sensation