FORMES D'APRÈS LA FRÉQUENCE DU RYTHME
a) Forme tachycardique.
Nous avons déjà dit que, dans la majorité des cas, un sujet atteint d’arythmie complète a le pouls accéléré. Il présente de la tachyarythmie. Celle-ci est variable. Habituellement, le taux en est modéré et ne dépasse pas 100 pulsations par minute. En général, il oscille entre 70 et 100, mais il faut bien se garder de juger de la fréquence d’une arythmie par la sensation obtenue au pouls, car nombre de pulsations cardiaques n’y parviennent pas et nous avons dit plus haut qu’il est utile de contrôler l'impression résultant de l’examen de la radiale par l’auscultation du cœur. Il faut, à cet égard, se méfier des pouls où les pauses sont trop longues; celles-ci correspondent à des salves de battements rapides et insuffisants pour donner naissance à des pulsations.
L’arythmie de fréquence plus rapide est une variété assez connue et dont la manifestation est l’apanage en général des formes paroxystiques que nous retrouverons tout à l’heure. Le rythme dépasse 100, atteignant 120, 130 et plus. Là encore, on s'aperçoit que cette vitesse déjà considérable est dépassée par la rapidité des battements cardiaques qui, dans leur tumulte et leur désordre, sont souvent incomptables. D'ailleurs,
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nous le verrons dans les formes suivantes, cette accélération ne se maintient pas d’une facon constante et, d'une heure à l’autre, du jour au lendemain, le cœur d'un même malade passe du rythme modéré au rythme rapide et vice-versa.
Au-dessus de 160 l'extrême vitesse .des battements peut donner l'impression d’une tachycardie régulière (observation N° 62), mais en observant attentivement le rythme on peut y déceler quelques anomalies telles que la précipitation plus grande d’un groupe de pulsation ou un arrêt anormal et ceci suffit, lorsqu'on ne peut les rattacher à une arythmie respiratoire ou extrasystolique, pour s'orienter vers l’arythmie complète.
b) Formes bradycardiques.
Variétés beaucoup moins fréquentes que les précédentes elles ont été bien individualisées par GALLAVAR- DIN et l’école lyonnaise. LAUBRY et ROUTIER en ont donné à leur tour des exemples frappants. Elles ne surviennent habituellement pas d'emblée, mais succèdent, après un temps plus ou moins long, aux formes précédentes à la faveur surtout d’un traitement toni-cardiaque prolongé. Nous avons eu l’occasion d'observer cette transformation chez les malades qui font l’objet des observations N°5 5, 13, 45.
Ainsi, lorsque des troubles de conductibilité se surajoutent à la fibrillation auriculaire et que, pour une raison musculaire, vasculaire ou nerveuse, le faisceau de His est altéré dans son fonctionnement, le ralentisse-