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ment du rythme qui en résulte peut revêtir deux aspects différents et donner lieu :
— Soit à une bradycardie irrégulière, due à une dissociation incomplète exagérant la filtration des excitations venues de l'oreillette. Dans cette forme, malgré la lenteur du rythme et la netteté des contractions ventriculaires, qui ne permet guère d'établir entre elles une: différence de force et d’intensité, l’irrégularité n’en est pas moins patente et permet à elle seule quelquefois, le diagnostic. Le taux des pulsations oscille entre 40 et 60, quelquefois même il descend à 35 ou 40 (obs. N° 60),
— Soit à une bradycardie régulière due à une dissociation complète et bien difficile à identifier cliniquement. Le rythme est très lent, le ventricuie bat à 28 ou 35 et rien, à première vue, ne nous permet de distinguer cette forme de fibrillation auriculaire d’avec un pouls lent habituel. Le diagnostic ne se base que sur les antécédents et quand ils n’existent pas, qu’on n’a pu suivre le malade, les tracés seuls, mécaniques ou électriques, révèlent la carence totale de l'oreillette et différencient cette variété d'avec une ordinaire dissociation auriculo-ventriculaire complète. En dehors d’eux, la clinique pourrait peut-être donner quelques renseignements si l’on faisait confiance à l’auscultation jugulaire d’une part, à l’auscultation cardiaque de l’autre; mais nous avons vu combien était infidèle la première méthode quand il s'agissait de fonder un diagnostic sur l’absence de choc veineux, et d’autre part, les « systoles en échos » qui témoignent indirectement d’une dissociation auriculo-ventriculaire sont également inconstantes. Ces bruits sourds, dus à la contraction de l’oreil-