II. — AVEC LES ARYTHMIES SINUSALES
Celles-ci forment un deuxième groupe que l’on peut confondre avec l’arythmie complète. Quel que soit le type clinique sous lequel il se présente, il est possible — plus encore qu'avec les extrasystoles — d'arriver à une discrimination suffisante, sans avoir recours à d’autres pratiques que celles de la clinique courante. Les modalités qui peuvent se présenter sont de deux sortes :
a) Arythmie respiratoire. — Nous avons déjà dit que le diagnostic se pose à peine; il s’agit d’un sujet ordinairement jeune, nerveux, enfant ou adolescent même. L’arythmie est impressionnante, mais elle suit une marche particulière : le rythme s’accélère à l’inspiration, se ralentit à l'expiration, et si la cadence est inverse, comme l’ont montré LAUBRY et MOUGEOT, cette périodicité n’en suffit pas moins pour éloigner tout diagnostic d’arythmie grave. En cas de doute, si on le rencontre par hasard chez des gens d'âge mûr, nous en avons observé deux cas, il suffit de faire suspendre la respiration du sujet pour voir les troubles s’atténuer ou disparaître. De plus, le taux du rythme est habituellement normal, le chiffre des pulsations du pouls concorde avec celui que l’on trouve en auscultant le cœur; si, par surcroît, on trouve le galop jugulaire, on est tout à fait fixé.
b) Arythmie indépendante de la respiration. — Il faut l’envisager sous deux aspects différents :
Une première variété périodique et cadencée. À des