‹ Du diagnostic clinique de l'Arythmie complèteChapitre 28 sur 63 · SUN · texte numérisé non relu

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battements uniformément accélérés font place une série de battements uniformément ralentis et tout se poursuit de facon invariable, comme si une influence centrale, autre que celle du centre respiratoire, agissait de la même façon que lui sur le centre circulatoire du pneumogastrique.

Une deuxième variété, c’est l’arythmie désordonnée. À lire les quelques tracés qui ont été publiés, car les cas sont exceptionnels, il semble bien que la difficulté de diagnostic avec l’arythmie complète soit insurmontable et que seuls les examens graphiques puissent en donner la clé. On y trouve les mêmes groupes de pulsations rapides, les mêmes pauses indéterminées, les mêmes inégalités des pulsations, les mêmes caprices enfin dans l'apparition de ce désordre rythmique. Cependant, même dans ces cas, il ne faut pas désespérer de la clinique, car aussi bien chez eux que dans les variétés respiratoires, on dispose de moyens intéressants et qui jugent en dernier ressort quand l’exploration habituelle est

défaillante

1. L’auscultation jugulaire, comme nous le disions plus haut, rend ici le plus signalé service et tranche le diagnostic en faisant entendre le galop qui montre la succession normale des trois chocs auriculaires et ventriculaires. S'il est quelquefois difficile à capter, on ne se prononcera pas, mais si on le perçoit, il s’agira à coup sûr d’une arythmie sinusale.

2. Les épreuves fonctionnelles prennent ensuite ure importance de premier ordre. Alors que dans l’extrasys-

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tolie, mise à part l’épreuve de l'effort, elles ne donnaient que peu ou partiellement de renseignements, elles ont ici leur maximum d’action et d'intérêt :

L'épreuve de l'effort :

Vient-on à faire courir le malade, ou lui demande-t-on d'effectuer des mouvements modérément fatigants, l’arythmie respiratoire sinusale vient à disparaître pour faire place à un rythme uniformément accéléré. Inversement, sous l'influence du décubitus d’une respiratioa accentuée, l’arythmie s’exagère. Toutes ces épreuves sont vaines à l’égard de l’arythmie complète, quoique certains auteurs aient affirmé le contraire. KILGORE est en effet persuadé de l'influence de la respiration sur le rythme d’un cœur en fibrillation auriculaire.

L'épreuve de l’atropine agit dans le même sens que l'effort. Si, en effet, l’exercice n’a pas donné de résultat, il suffit d’injecter un milligramme et demi ou deux de sulfate d’atropine pour accélérer le rythme sinusal et supprimer l’arythmie aussi désordonnée soit-elle. On a bien signalé l'influence de l’atropine dans l’arythmie complète, mais ceux qui l’ont expérimentée d’une façon systématique, comme HEIM DE BALZAC, et qui en ont contrôlé les résultats, ont peut-être vu dans la rapidi:e de l’arythmie quelques modifications, mais pas dans l’arythmie elle-même, qui n’est pas supprimée.

Enfin, une épreuve inverse, qui n’a aucnne action n° sur l’arythmie complète ni sur les extrasystoles, est la compression oculaire ou celle des sinus carotidiens au

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niveau de l’angle de la mâchoire. Ces deux manœuvres entraînent un ralentissement manifeste dans les arythmies sinusales ce qui permet, d’une part de dissocier davantage chaque pulsation, d'en analyser au point de vue galop jugulaire les composants et, d'autre part, indique la sensibilité élective du sinus et l’origine fonctionnelle du trouble. H n’est que des cas rarissimes où ces épreuves, purement dynamiques et mettant en vedette le rôle des facteurs extracardiaques dans l’arythmie, aient échoué. Lorsque le cas se présente, la cause en est une altération organique du sinus ou du voisinage et, dès lors, le diagnostic avec l’arythmie complète est une question de degré, il n’a qu’un intérêt pratique secondaire et ne saurait être tranché que par la méthode électrocardiographique.

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