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OBSERVATION N° 48. - M. Al... 48 ans,
homme d’équipe en métallurgie.
Ce malade consulte en avril 193{ pour une grande asthénie, de la dyspnée d'effort accompagnée d’algies précordiales et pour un amaigrissement de 3 kilogs depuis quelques semaines. Il aurait, dit-il, un peu de fièvre.
À L'EXAMEN le pouls et le cœur, arythmiques, battent à 80 et 120. On n'entend pas de souffle. T/A — 12 —— 9 4. Le foie est un peu gros, aux poumons on trouve une diminution du murmure vésiculaire à gauche.
LA RADIOSCOPIE montre un cœur augmenté de volume.
L’ÉLECTROCARDIOGRAMME 1539 confirme le diagnostic clinique d’arythmié complète et montre de la fibrillation auriculaire.
ANTÉCÉDENTS. — Jamais de maladie, sauf une congestion pulmonaire il y a 3 ans pour laquelle il fut hospitalisé. Pas de spécificité.
Marié, femme bien portante, un enfant bien portant, pas de fausse couche. Père mort à 50 ans, mère vit encore, 3 frères et
sœurs bien portants.
Ces trois derniers malades posent le problème des arythmies de la quarantaine, si difficile à résoudre quand il n'existe pas de signe objectif ou anamnestique permettant d’orienter le diagnostic étiologique vers une affection évolutive de l’endocarde ou des vaisseaux.
OBSERVATION N° 49. M, Ch.…., manœuvre en métallurgie, . 30 ans.
Ce jeune homme consulte le 12 mars 1931 parce que depuis une quinzaine, dit-il, son cœur est irrégulier.
Il porte ce cœur « ‘en écharpe » à la suite d’un chagrin d'amour, survenu au mois d'août 1930.
En septembre il remarque que le pouls est accéléré, et c’est en octobre qu’il commence à ressentir de la dyspnée d'effort, le gênant dans son travail. Le repos et la digitale, ordonnés par le médecin, l’améliorent; 1] reprend son travail, mais trois semaines plus tard la dyspnée reparaît à l'effort et dans le décubitus.
En janvier et février, il est hospitalisé à l’'Hôtel-Dieu.
À L'EXAMEN l'aspect général. du malade est bon, mais il est un peu oppressé. Le pouls et le cœur sont irréguliers et battent à 84 et 120. On ne trouve pas de souffle. T/A — 15 3 — 10. Le foie déborde un peu les fausses côtes, il existe un. léger œdème malléolaire. On note un tremblement des doigts, ce qui a donné à penser à un basedow possible, mais Je métabolisme de base s'est trouvé abaissé de —21 %.
Le Bordet-Wassermanti est Gen
LA RADIOSCOPIE. montre un cœur de volume normal.
L'ÉLECTRO-CARDIOGRAMME 1479 ‘confirme l'existence d’arythmie complète conditionnée par une fibrillation auriculaire: :
ANTÉCÉDENTS. — Il n’a jamais été malade sauf üne typhoïde à 7 ans. Pas de syphilis. Il n’a pas connu son père. sa mère très nerveuse, divorcée, remariée pour ir troisième fois, l’a souvent maltraité dans son jeune àge.
Ce jeune homme rentre à l'hôpital quelques j jours après. Il sort le 17 avril très amélioré.
Chez ce malade soumis à des épreuves émotives répétées, nous pensons qu'il s’agit d’une atteinte fonctionnelle du muscle et que cette myocardie auriculaire est bien responsable de son arythmie complète.
* se OBSERVATION N° 50. —— Mme Gr... O2 ans, ménagère.
Coté malade M en mai 1930 pour une très. sr fa die pour des palpitations presque subintrantes, pour des vertiges fréquents. Depuis une vingtaine d’années, elle éprouvait des crises pendant lesquelles le cœur battait plus vite et irrégulièrement, mais ces accès ne se produisaient que tous.les mois environ.
Elle est hospitalisée dans le service.
À L'EXAMEN le pouls.et le cœur AA Re en même temps, à 88 environ. On trouve un petit souffle systolique anorganique de la base. T/A = 25-14. Urée sanguine — 0,37. Bordet- Wassermann négatif. Les réflexes sont normaux.
RADIOSCOPIE. — Ventricule gauche augmenté de volume, aorte légèrement déroulée.
L'ÉLECTROCARDIOGRAMME montre de la fibrillation auriculaire avec arythmie complète.
ANTÉCÉDENTS. — Mariée, deux fausses couches puis: deux enfants bien portants; hystérectomisée ensuite pour fibrôme et salpyngite. Souffre du cœur depuis cette époque. Depuis un an, elle présente de l’eczéma des mains, de Ja pollakiurie nocturne, des bourdonnements d’oreille, de la céphalée.
Cette malade, hvpertendue, est sortie améliorée au bout de dix jours d’ hospitalisation.
C) LESIONS DU PERICARDE ,
OBSERVATION N° 51. —— Mme Gu.:, 30 ans, couturière.
Cette malade est hospitalisée dans le service, en octobre 1930, pour palpitations et dyspnée survenant au moindre effort.
C'est depuis son mariage, qui date de 1926, que l’essoufftement est apparu, survenant d'abord aux grands efforts et devenant progressivement plus facile. Ac
Depuis mars 1928, elle ressent. des palpitations survenant surtout après les repas et pendant ces crises elle a la sensation que son
cœur bat plus vite et plus énergiquement. En même temps, elle présente le soir de l’œdème malléolaire.
En janvier 1929, elle éprouve des crises d’oppression thoracique nocturne la réveillant brusquement, ne s’accompagnant pas de douleur. Elle consulte M. LAUBRY pour ces troubles, au mois de juin de la même année. Il diagnostique l'existence d’un rétrécissement mitral et d'une arythmie complète. Sous l'influence du traitement ordonné les crises nocturnes s’espacent, mais Les palpitations, quoique moins fréquentes, persistent encore.
À L'EXAMEN l'aspect général de cette malade obèse est bon. Le cœur tachyarythmique est difficile à ausculter. On note un petit roulement diastolique intermittent et un éclat du premier bruit.
LA RADIOSCOPIE montre un gros ventricule gauche avec forte stase vasculaire; en transverse, l’espace rétro-cardiaque est fortement obscur.
L’ÉLECTROCARDIOGRAMME 1234 confirme le diagnostic clinique d’arythmie complète et montre de la fibrillation auriculaire.
ANTÉCÉDENTS. — À 12 ans, crise de chorée ayant duré 9 mois. Hospitalisée à Bretonneau, mais non traitée par le salicylate de soude. Au cours de cette crise on n’a pas découvert de cardiopathie; il n'existait du reste aucun signe fonctionnel. Depuis 4 ans, elle est sujette aux bronchites, mais n’a jamais eu d’expectoration sanglante.
La malade est décédée en avril 1931 et l’examen anatomique a révélé l’existence d’une symphyse du péricarde.
D) AFFECTIONS NEURO-ENDOCRINIENNES OBSERVATION N° 52. = Mme Se.…., 49 ans.
Cette malade fait un premier séjour dans le service en juillet 1929 pour une intense dyspnée d’effort. On trouve une tachyarythmie à 150; une T/A = à 17 4-11.
Nous l’examinons au cours d’un deuxième séjour, en mai-juin 1930, nécessité par une dyspnée de décubitus l’empêchant de dormir. Elle éprouve en outre des palpitations el des spasmes œsophagiens.
A L'EXAMEN. — Cette malade est pâle, très amaigrie, le regard est fixe; on note une légère augmentation de volume du corps thyroïde, du tremblement des doigts. Le pouls et le cœur tachyarythmiques battent à 100 et 160. On n'entend pas de souffle. T/A = 14-7.
Le foie est un peu gros, à la base du poumon droit on trouve de la matité, une abolition des vibrations et du murmure vésiculaire.
Il existe un œdème important des membres inférieurs.
LA RADIOSCOPIE montre un ventricule gauche un peu augmenté de volume et un épanchement liquidien à la base du poumon droit.
L’ÉLECTROCARDIOGRAMME. 912 confirme le diagnostic clinique d'arythmie complète avec fibrillation auriculaire.
On ne trouve pas de bacilles de Koch. Le Bordet-Wassermann est négatif.
ANTÉCÉDENTS. — Jamais de maladie, sauf un fibrôme hémorragique, à 39 ans, traité par les rayons X. Depuis lors elle est très nerveuse.
Mariée, un fils de 16 ans a dû faire un séjour à Berck pour tuberculose ganglionnaire. Deux fausses couches causées par fibrôme.
Mari, bien portant actuellement, a présenté des ganglions dans son enfance.
À. H. — Père mort à 67 ans d’une congestion pulmonaire, mère vit encore et souffre de rhumatismes déformants.
Nous avons revu cette malade chez elle, en mai 1931. Son activité est réduite au minimum. Le cœur est toujours tachyarythmique et nous avons trouvé un souffle systolique léger de la pointe.
La ménopause artificielle et prématurée, les signes de basedow consécutifs, semblent signer l’étiologie du trouble que présente son rythme cardiaque.
# CES
OBSERVATION N° 53. — Mme Ju, 54 ans.
Cette malade consulte en juillet 1930 pour des palpitations presque continuelles apparues depuis deux ans environ.
À L'EXAMEN, on est frappé par son regard particulièrement vif et par un goître nodulaire du lobe gauche du corps thyroïde. On note du tremblement en masse des doigts et une très grande émotivité. Ke
Le pouls irrégulier passe de 100 à 140 pendant l’examen, le cœur est presque incomptable; on entend un souffle systolique un peu rude intermittent. T/A — 17-10. Rien aux autres organes.
ANTÉCÉDENTS. —— Une typhoïde à 20 ans, un fibrôme hémorragique à 48 ans traité par le radium. Le goître s’est développé à la suite de ce traitement. Mariée, un fils bien portant, un autre mort de typhoïde; une fausse couche causée par le fibrôme, mari bien portant. Parents morts très âgés.
Encore une malade chez laquelle les troubles neuro-éndocriniens se sont développés à la suite d’une stérilisation artificielle et paraissent avoir entraîné la réalisation de l’arvthmie complète.
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OBSERVATION N° 54. —— Mme Ja, 55 ans.
Cette malade a un goître nodulaire depuis l’âge de 30 ans. A l’époque de sa ménopause, qui remonte à 5 ans, elle a observé du tremblement des doigts et des palpitations sont apparues.
Le cœur est tachyarythmique, on ne trouve pas de souffle. On lui prescrit de la digitale et on lui conseille l’ablation de son goître.