‹ Du diagnostic clinique de l'Arythmie complèteChapitre 57 sur 63 · SES · texte numérisé non relu

SES

OBSERVATION N° 55. -— Mme Fe, 40 ans, couturière.

Cette malade est envoyée à la consultation le 4 décembre 1930 par son médecin; elle se plaint de dyspnée d’effort, apparue depuis deux ans, d’algies précordiales, de vertiges, de syncopes augmentant d'intensité et de fréquence depuis trois semaines. Elle a, en outre, maïgri de 14 kilogs depuis 1928.

À L'EXAMEN. — Elle est surexcitée; on note une légère exophtalmie, un goître assez volumineux de consistance uniforme, un léger tremblement des doigts. Le cœur est modérément tachya-

rythmique, on entend un souffle systolique intense prelqnsé de la pointe.

ANTÉCÉDENTS. — Jamais de maladie. Mariée, deux enfants, pas de fausse couche.

< OBSERVATION N° 56: —— Mme fe: » 70 ans.

Cette malade consulte le 25 juin 1931 pour dés crises d palpitations, survenant à l’occasion des émotions et apparues depuis deux mois, à la suite d’une grippe. Elle a de plus beaucoup maigri depuis cette époque et ne peut plus travailler.

A L'EXAMEN son visage est inquiet, on note une légère exophtalmie, du tremblement des doigts. Le pouls et le cœur, tachyarythmiques, battent à 102 et 148. On n'entend pas de souffle. ESA = LS.

ANTÉCÉDENTS. — Une scarlatine dans l'enfance; bien réglée, mariée à 34 ans, trois enfants dont un réformé pour la vue, un

autre mort en bas âge. Ménopause à 55 ans.

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OBSERVATION N° 57. — M. Br.., 60 ans, employé.

Ce malade consulte le 25 juin 1931 pour savoir s’il peut reprendre son travail. Il est arrêté depuis 6 mois à cause d’une dyspnée survenant à l'effort et même dans le décubitus. Le traitement tonicardiaque, ordonné par son médecin, paraît l’avoir amélioré.

A L'EXAMEN. — Il présente une hypertrophie du lobe gauche du corps thyroïde. On note du tremblement des doigts. De plus, il aurait maigri de 12 kilogs depuis janvier. Le pouls et le cœur, tachyarythmiques, battent à 108 et 140. On n'entend pas de souffle. T/A = 18-12.

L'ÉLECTROCARDIOGRAMME 1610 montre de la fibrillation auriculaire avec épaississement et aplatissement de R. On trouve une extrasvstole en D II.

Le malade revient 10 jours plus tard il est très fatigué par un essai de régularisation par la quinine, laquelle a légèrement ralenti

le cœur, qui est toujours arythmique. On lui substitue un traitement digitalique.

Ces trois derniers malades semblent calqués les uns sur les autres, mais l’état de deux d’entre eux (N°5 55 et 57) paraît assez sérieux. Peut-on dire chez ceux-ci que l'influence thyréotoxique est prédominante? Des examens complémentaires par des

ARE à e . , spécialistes seraient, croyons-nous, nécessaires pour l'affirmer.

OBsERVATION N° 58. —— M. Co, bijoutier.

Ce malade consulte en juin 1931 parce qu’un médecin, vu à Nice il y a deux mois, lui a dit qu’il faisait de l’arvthmie complète. Depuis deux ans d’ailleurs il a remarqué que son cœur est irrégulier par intermittences. Îl a maigri, mais n'éprouve aucun

signe fonctionnel désagréable.

À L'EXAMEN on se trouve en présence d’un neurotonique; le regard est inquiet, il présente du tremblement, mais il n'y a ni exophtalmie ni hypertrophie du corps thyroïde. Le pouls et le cœur tachyarythmique battent à 96 et 128. Pas de souffle. T/A = 20-10.

LA RADIOSCOPIE montre un cœur absolument normal.

L’ÉLECTROCARDIOGRAMME 1611 montre de la fbrillation auriculaire avec arythmie complète.

ANTÉCÉDENTS. — Ce sujet n’a jamais été malade. En 1914, par suite de chagrin, il a fait une période d’asthénie. En 1917, M. VAQUEZ lui a trouvé de l'érétisme® cardiaque, en 1929 M. LAUBRY a trouvé de la tacycardie.

Marié, deux enfants bien portants. Mère décédée à 70 ans d’un néo du foie; père âgé de 83 ans, bien portant.

+ Chez ce malade, l’action prédominante du système neuro-végétatif est évidente.

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