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même agrandi , ,ç|t en soulevant la tumeur intestinale , il était conduit vis-à-yis l’arcade crurale. ( Pelletan, clinique cliirurg. , t III, p. 27.
Obs. 57. — : Hernie inguinale directe prise pour une crqrale. — JJqq femme est apportée à la Charité ; un peu au-delà de la moitié interne du pli de Faine, du côté droit , existe une tumeur un peu moins grosse qu’un petit œuf de poule, dont le diamètre transversal est nn peu plus considérable que celui qui mesure la hauteur. La malade ayant étendu la cuisse, la tumeur parut moins oblongue, plus arrondie, et le doigt put aisément suivre sa base dans tonte l’étendue de son contour. M. Roux, après Favoir examinée avec attention, la jugea être une hernie crurale. Après Fpuverture du sac , une sonde cannelée fut introduite du côté interne de l’anneau, dans la direction du ligament de Gimbernat. Une partie tendineuse fut coupée , et à l’aide de ce débrideraient , la réduction opérée. La malade mourut. L’autopsie fit reconnaître qu’on s’était trompé, en regardant cette hernie comme une hernie crurale. Elle était inguinale, et au lieu d’avoir suivi le trajet du cordon , avait passé directement par l’anneau inguinal.
Obs. 58.— Épiplocèle prise pour un hydrocèle. —Un jeune homme de 10 ans avait sur le cordon spermatique une tumeur arrondie , et qui semblait transparente , on aurait pu la prendre pour une hydrocèle commençante. L e s premières tentatives de rédjiction n’eurent aucun succès, mais l’usage des
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cataplasmes résolutifs permit de faire rentrer la tumeur qui était une hernie épiploïque. ( Pipelet, Mémoires acaçl. chir. t. Y, p. 646.
Obs. 5g. — Epiplocèle prise pour un cancer. — Pott a vu une hernie de l’épiploon, dans laquelle la portion renfermée dans le sac avait la dureté noueuse, la douleur, et tous les autres symptômes-d’un cancer. Pott, t. ï, p. 33 1 .
Obs. 60. — Hernies épiploïques méconnues. — Un homme de 50 ans avait perdu l’appétit, éprouvait des tiràillemens d’estomac, était amaigri. Il consulta pour un engorgement glanduleux de l’aine. Pipelet reconnut que c’était une tumeur épiploïque* en fit la réduction, la contint, et guérit à la fois l’affection glanduleuse prétendue et les accidens du tuhe digestif qui n’étaient dus qu’aux tiràillemens de l’estomac. Mém. acad. chir., t. v, p. 6i8.
Dans les recueils d’observations abondent les extirpations de l’utérus en totalité ou en partie, fiauhin, dans son appendice à la traduction de Pouvrage de Kousset sur l’opération césarienne (ch. 4, p. 192), pn compte dix-neuf exemples. Or, si l’on réfléchit que, parmi les malades soumises à ces prétendues extirpations , il en est qui sont devenus grosses et ont accouché, on demeurera convaincu que l’utérus n’a pas été enlevé, et qu’on a pris pour lui une maladie différente, soit un prolapsus du vagin ? soit un polype , soit quelqu’autre tumeur. Je yais rapporter quelques faits qui viennent à l’appui de cette proposition.
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Obs. 61. —Une femme se présente à M. Velpeau, pour faire réduire une descente de l’utérus qu’elle avait long-temps maintenue à l’aide d’un pessaire. M. Velpeau examine, et trouve entre les grandes lèvres une tumeur conique, surmontée d’une petite fente au sommet: il la repousse dans le vagin, et l’y maintient par un pessaire en bilboquet. Cette femme succombe quelques jours après à une péritonite. Il se trouve que la tumeur réduite n’est autre chose qu’un polype implanté dans le fond de l’utérus par un long pédicule.
Mais voici un autre cas plus curieux où l’erreur persista après l’enlèvement et la dissection de la tumeur.
Obs. 62. —En 1825, une tumeur du volume d’une tête d’enfant, qui pendait depuis plusieurs années à la vulve d’une femme, fut enlevée par MM. Richerand et Cloquet, qui pensaient avoir emporté l’utérus. Examen fait de la tumeur, on lui trouva une cavité et d’autres caractères propres à l’utérus ; mais la malade étant morte, on fut bien étonné de rencontrer une matricè dans sa place habituelle. La tumeur enlevée était un énorme polype. Velpeau , Méd. opèr., t. m , p. 598.
Mais si quelques parties ont été prises pour la matrice, la méprise inverse a aussi été commise.
Obs. 65. — SIevogt, ayant excisé du vagin d’une femme un corps volumineux, s’aperçut avec effroi que c’était l’utérus avec une portion des trompes ; toutefois la malade guérit. Journ. des Progrès , 1827,
t. 11 , p. 72. — L’utérus renversé ou descendu, et pris tantôt pour une môle , tantôt pour un polype, tantôt pour le placenta adhérent, a été lié, arraché, excisé, avec des résultats divers. Clarke, Bernhard, Johnson , Fab. d’Aquapendente, Op., p. 904. Journ. des progrès , 1827y t. 2, p. 75 , 82 , 84.
Obs. 64. Polype pris pour une descente de l’utérus. —Une femme de 60 ans portait depuis 14 ou i5 ans, dans le vagin, une tumeur qu’on avait prise pour une chute de matrice et qu’on avait réduite et contenue à diverses reprises par un pessaire. La dernière fois qu’elle se déplaça, la sage-femme qu’on appela pour la réduire , dans les tentatives qu’elle fit, tordit le pédicule de la tumeur qui se détacha à son grand effroi. Lapeyronie eut de la peine à la rassurer et à lui persuader qu’elle n’avait pas arraché la matrice. Mém. Acad. chir. t. III, p. 557, .Obs. 65. — Polype de l’utérus , pris pour diverses maladies. — Madame L..,., âgée de 87 ans, réglée à i 4 ans, commença dès-lors à éprouver des désordres du côté de l’utérus. A 22 ans, elle devint mère; le flux muqueux , qu’elle avait depuis long-temps, diminua pendant la grossesse, et repâruL plus abondant après ; en 1816 , elle consulta M. Carolan^ qui toucha, reconnut un prolapsus de l’utérus et prescrivit un pessaire qui ne put être supporté. M. Forestier, consulté, employa sans succès les bains , les injections, le repos. M. Gauthier de Sancy prescrivit des pilules d’assafœtida et de ciguë, sans aucune amélioration : au bout d’un an, il reconnut un polype, et demanda Boyer en
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(Consultation. Gelui-ci assura que madame L... était affecté'e d’un squirrhe ulcéré du corps même de l’utérus , et qu’il fallait se borner aux palliatifs. M. Varulland, chargé de lui donner des soins, reconnut enfin un polype énorme et fit appeler Dupuytren : celui-ci reconnut la maladie et proposa l'amputation; qui ftit pratiquée avec sucbès; malgré l’opinion de Boyer , qui reconnut alors le polype, mais qui fut d’avis tju’il •fallait bien se garder d’y toucher'. Dupuytren, Cliniq. chir.i> 1.111} p. 5i l.
Obs. 66;— Polype de Vutérus pris pour un cancer. — Une femme éproüvant des accidens du côté dë la matrice consulta Dupuytren. Le toucher lui fit rëbOn^naitre urte tumeur pédiciiléè, naissant du bol de l’Ütérus ; il anndttÇa àu mari qu’il serait facile de l’enlëier; et qlie y daus ! peu de tebaps} sa femme Serait guérie. Le mari stupéfait pria Dupuytren de réitérer Son examen ; cet examen le confirma dans sort diagnostic. C’est alors que le m,âri lui dit qu’après avoir consulté un des chirurgiens les plus distingués de la capitale , celui-ci lui avait dit, après l’avBir touchée, qu’elle était atteinte d’un affection cancéreuse, et qu’elle n’avait pas trois mois à vivre. « Une autorité aussi imposante , dit Düt) puytrert, me fit craindre , je l’avoüe, quelque er- » rem* de ma part; je me livrai à un troisième exa- » mon ; avec plus de soin peut-être qu’auparavant; « mais tout nie démontra la justesse dë mon diagnos- » tic, et je proposai encore l’opération commé un » moyen prompt et facile de guérison; elle fut ac- » ceptéé avec empressement, et, au bout de quinze
>1 jours,' la gùëHsdn était parfaite. » Dupùytren , Clin, cliir ., t. 111 , p. 463.
Obs. 67 . —Polype de Vutérus prèspour une hydropisie enkystée , pour une hypertrophie de Vutérus.— Dupuytren raconté qu’ori lui pfcsentâ la femme du concierge du Conservatoire des afts èt métiers, pbrtant une tumeur dans le bassin. Au premier examen , il crût avoir affaire à une hÿdropisie enkystée, ensuite à une énorme hypertrophie de la hiatricé. C’était Un polype volumineux qui o cc tîpa ilOte ute la cavité de l’utéfus qu’il avait extraordinairement agrandie, et cëlüièi remplissait exactement toute la cavité du bassin. Düpuytren, Clinique chirug. , t. III, p. 461.
Ob. 68. —Polypes pris pour descentes de matrice avec renversement. Lëvret rapporte trois Observations communiquées à l’Académie , dans lesquelles la figuré piriforme d’un polype le fit prendre pour un utérus par des chirurgiens qui crUrent avoir erilëié la matrice. — Mêm.acad cliir., t. III, p. 520 et suiv.
Ob. 69. — Iloin père , dans un cas de polype sorti borS de la vulve, ! èt qui fut extirpé en partie pàr la ligature, penSa que l’on avait enlevé la matrlcé^ èar la tuiùeur était creusée d’une cavité : cèjiendaht la malade eut, trois ans après, une fausse couche. — L. c., p. 524.
Ob. 70. — Renversement de Cuterus pris pour une môle: —- Une dame, à 3 on premier accouchement, fut délivrée par une sage-femme qui tira le cordon avec assez de force. Un chirurgien, appelé pour des douleurs ressenties par la malade, crut reconnaître
une môle, saisit une masse charnue, et s’efforça pen dant près d’une demi-heure de la faire sortir. Il essaya alors d’avoir en détail la masse qu’il n’avait pu avoir tout entière, et il en déchira quelques portions avec les ongles. Les assistant*, émus parles cris de la malade, ne le laissèrent pas continuer. Le lendemain, Hoin ayant élé appelé, trouva la malade avec de la lièvre , une suppression de lochies, et reconnut, un renversement de la matrice. La réduction, préparée par les saignées, etc., fut opérée le lendemain, et la malade obtint la guérison , quoique un peu lentement , eu raison de la suppuration des parties déchirées* ( Méd acad. chir., t. III, p. 582.)
06. 71 — Renversement de matrice pris pour un corps étranger. Ligature. Mort. — Une femme de 70 ans, qui n’avait pas eu d’enfans depuis l’âge de 40 ans, rendit, après de vives douleurs , une grosse masse de chair. Le lendemain, une sage-femme ayant introduit sa main dans la matrice, y sentit un corps qu’elle ne put tirer, mais qui vint ensuite de luimême se présenter à l’orifice du vagin. Goulard pensa que c’était la matrice renversée ; mais d’autres chirurgiens, remarquant des libres déchirées à la surface de ce corps, furent d’avis que c’était encore un corps étranger. Peu à peu ce corps s’étant alongé , on y appliqua une ligature, qu’on serra tous les jours. La femme mourut le dix-septième jour de la ligature, sans beaucoup de douleurs. Ledran re-
connut à l’autopsie que l’opinion de Goulard était vraie. (Mém. acad. de chir., t. III, p. 378.)
Ob. 72 .—Polype de l'utérus extirpé dans la croyance que c’était la matrice. — Collin, chirurgien de Nancy, enleva à une fille de 58 ans une tumeur pendante hors des grandes lèvres, et qu’il prit pour la matrice. Ce qui contribua à le jeter dans l’erreur, ce fut une fente qui lui parut être l’orifice distinct de ce viscère. La décision de l’académie de chirurgie, qui reconnut que c’était un polype, put à peine lui ôter celte idée.
Ob. 73. — Hernie vaginale prise pour une chute du vagin. — Gunz rapporte qu’une femme eut dans le vagin, à la suite d’un accouchement difficile, une tumeur qui fut prise par plusieurs chirurgiens pour une chute du vagin. M. Lemaire, chirurgien de Strasbourg, reconnut l’existence d’une entérocèle vaginale, et la maintint réduite à l’aide d’un pessaire. (Arch., 2 e série, VI, 70.)
Ob. 74. — Hémorroliïdes internes prises pour un cancer de l'utérus. — Cockburn rapporte qu’une dame souL frait tellement quand elle avait commerce avec son mari, qu’elle ne pouvait en supporter les approches. On la traita pour une affection utérine, jusqu’à ce qu’un examen plus attentif ayant convaincu qu’il n’en était rien, on découvrit des hémorrhoïdes internes qui , comprimées pendant le coït, étaient la cause delà douleur, qui cessa par leur guérison. (Essai d'Edimbourg, t. II, p. 425.)