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bien perçu, bref, clangoreux, nettement modifié dans son timbre, plus que dans son intensité.
Dans le quatrième espace, sur le bord gauche, il change de carac-— tère, traîne, devient moins clair et tend à devenir soufflant.
Le pouls présente une très grande amplitude qui ne s’accentue pas beaucoup par l'élévation et se rattache nettement au pouls de Corrigan.
A la fémorale, l'artère est tendue, dure, on obtient à peine le souflie systolique, bref et mal percu.
6 juin. La palpation du cœur présente les mêmes caractères très nets. À la pointe dôme bien circonscrit dans le cinquième espace sous le mamelon, pas de vibration systolique. Très légère vibration diastolique perçue à la pointe seulement. Matité aortique sous-sternale. A l’auscultation le bruit est assez bien perçu sans aucun soufile, les deux pouls radiaux sont égaux, amples et de très forte tension.
A la fémorale même tension forte, les soufiles sont dificiles à percevoir, même le systolique; on parvient néanmoins à constater un souffle diastolique net. Pouls capillaire unguéal douteux. Pas de retard carotidien.
Le pouls radial gauche, marque au sphygmomanomètre de Potain 21, et à celui de Chéron 18 à 19.
Le soulèvement de la pointe présente un aspect globuleux à l’inspection. .
Le malade quitte le service le 20 juin 1896.
OBSERVATION X (Résumée, inédite) (1)
DIAGNOSTIC — Athérome aortique, avec participation des sigmoides. Insuffisance légère sans souffle.
AUTOPSIE. — Aortite chronique, athéromateuse avec dilatation. Insuffisance aortique par dilatation de l'orifice.
Hydronéphrose suppurée du rein gauche. Bronchopneumontie sup purée pseudo-lobaire de la base gauche.
B... François, chiffonnier, entré le 28 mai 1896, mort le 8 juillet. Pas d’antécédents héréditaires. Marié, sa femme est morte à 46 ans probablement d'affection cardiaque. Pas d’enfants.
(1) Observ. ne 3349 de la collection de M. le professeur Bard.
Pas de maladies antérieures. Alcoolisme.
Actuellement il se plaint d’une toux opinâtre et de douleurs musculaires dans les membres inférieurs.
Le malade est très cachectique, mais ne présente ni œdème, ni contractures, ni exagération des réflexes,
Les radiales sont dures, sinueuses, ne s’effacent pas complèlement par la pression, sans être calcifiées. Pouls égal des deux côtés, un peu plus'ample que normalement. Cette amplitude est encore plus marquée aux fémorales. Le souffle systolique y est très intense, très facile à percevoir. On constate un souffle diastolique douteux, toujours très faible.
Battements du cœur, réguliers, tranquilles, la pointe bat dans le sixième espace, en dehors de la ligne mamelonnaire, bien localisable au doigt et formant à la palpation un dôme net, mais peu appuyé. On sent peu la vibration mitrale et peu la vibration diastolique sigmoïdienne. Très légère accentuation du choc épigastrique.
A l’auscultation, éclat métallique bref du deuxième temps sur le bord droit. Bruit plus sourd et un peu plus soufflant dans le quatrième espace sur le bord gauche : Nulle part de souffle véritable.
Submatité aortique sous-sternale, on ne sent pas l'aorte dans le creux sus-claviculaire. Pas d’arythmie, pas de dyspnée.
Autopsie le 9 juillet. — Le cœur (400 gr.) est un peu hypertrophié. Cette hypertrophie prédomine sur le ventricule gauche dont la pointe globuleuse pourrait loger une noix. L’orifice mitral ne présente rien d’anormal, la paroi myocardique a sa coloration à peu près normale.
L’aorte thoracique depuis son origine est rigide, dilatée. Cette dilatation prédomine au niveau de la crosse, mais régulière. Plaques d’endartérite continues sur la face interne, quelques-unes exulcérées ; peu de calcification. Les coronaires sont perméables.
L'épreuve de l’eau révèle une insuffisance très nelte avec écoulement un peu lent. L’écoulement se fait par le défaut d’adossement complet à la partie centrale. Pas de rétrécissement de l’orifice qui est dilaté et mesure 9 cm étalé. Les valvules sigmoïdes sont minces, transparentes, à peu près normales. Quelques perforations des bords libres, pas de soudure des angles. L’insuffisance paraît surtout le fait de la dilatation de l’orifice,
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OBSERvATION XI (Inédite, Résumée) (1)
DIAGNOSTIC. — Pneumonie interstilielle (tuberculeuse) ; sclérose dense du sommet droit, poussée subaïque de la base, retentissement sur le cœur droit. Aortile subaïgue, dilatation, insuffisance très légère sans souffle, rétrécissement ? Mort par angine de poitrine.
Auropsie. — Aortite subuique. obstruction des coronuires par les bourrelets de l’endartère, Insuffisance aortique légère, postérieure. Pas de rétrécissement manifeste. Sclérose pulmonaire diffuse prédominant au sommet droit, dilatation du cœur droit. Cancer latent de la petite courbure de l'estomac.
M... Louis, 50 ans, terrassier, entré le 27 mars 1596, mort le 21 mai.
Le malade n’a pas connu ses parents.
Antécédents personnels. Impaludisme en 1865. Syphilis en 1874. Alcoolisme assez marqué.
Il entre à l'hôpital ne pouvant continuer son travail, par suite d’une perte graduelle de ses forces.
L'état général est assez bon à son entrée. Le malade aurait maigri de 12 kilog. depuis 1 an ; malgré tout, embompoint moyen.
Il éprouve parfois des crises de suffocation assez courtes soit la nuit, soit le jour. Elles s’accompagnent d’une souffrance rétro-sternale avec ‘sensation de constriction tiès accusée sans qu’il s’agisse d’une véritable douleur. Pas de toux ni d’expectoration.
Deux heures après chaque repas, le malade éprouve des douleurs -épigastriques, sans vomissements véritables. Pas d’hématemèses, de mœælena, ni de diarrhée.
Au cœur, la pointe bat dans le cinquième espace sur la ligne mamelonnaire. Le premier bruit est précédé d’un ton clair, bref, présystolique, il n’y a pas de véritable galop. Au foyer tricuspidien, après le premier bruit, ilexiste un claquement valvulaire très bref. Rien d'anormal à la base.
La matité aortique semble dépasser le sternum à droite, on ne sent pas battre l’aorte derrière la fourchette sternale.
Le rythme est régulier, le pouls est d'assez faible tension, pas d’athérome.
(1) Obs. n° 3312 de la collection de M. le p' Bard,
2, C1 Nes
ler avril. — On constate un souffle diastolique doux aspiratif, localisé au niveau de l’appendice xyphoïde,
Retard carotidien assez net. Souffle de Duroziez bien net. Le pouls radial présente les caractères atténués du pouls de Corrigan, il est un peu bondissant, dépressible. Pas de pouls capillaire unguéal.
26 avril. — L'état du malade s’est amélioré, la toux a disparu, l’expectoration est presque nulle. Respiration normale à gauche, A droite submatité en avant et en arrière ; au sommet respiration soufflante, pas de râles. A la base ; submatitf et exagération des vibrations, à la fin de l'inspiration, râles fins d’égal calibre, dans toute la moitié inférieure.
12 mai. — Les battements du cœur sont réguliers, un peu augmentés d'énergie. Battements épigastriques prédominants. Le choc de la pointe est exagéré, bien perçu, légérement étalé, sans former cependant de dôme élargi. Pas de souffle ; le deuxième bruit est éclatant, sans que le claquement diastolique soit perçu à la palpation.
Mêmes caractères du pouls radial.
Dans le deuxième espace sur le bori droit, on perçoit un souffle systolique très court. très léger, ronflant, qui se propage vers la clavicule et dans les vaisseaux du cou. Ce soufile est léger, plus net dans le deuxième espace, vers la clavicule et même au-dessus d'elle que dans son foyer de production.
Mort dans un accès d’angine de poitrine.
Autopsie. — Le cœur (390 g') est un peu augmenté de volume, il est plus dilaté qu’hypertrophié; la dilatation est très marquée sur lorifice tricuspide et le ventricule droit. Dilatation globuleuse de la pointe peu marquée à l'inspection extéricure, mais très nette après l'ouverture du ventricule. Valvule mitrale normale.
L'épreuve de l'eau révèle une très légère insuffisance aortique que l'inspection montre due à une fente linéaire persistant entre les moitiés correspondantes des deux valvules postérieures, tandis que l’adossement est parfait dans les autres fentes et au centre de orifice. Les valvules sont un peu épaissies au niveau de la fente signalée, le bord est légèrement induré et présente une petite végétation sur un des bords, ce qui contribue à empêcher l’adossement. Pas de rétrécissement ni de soudure des angles des valvules.
L’aorte non dilatée a perdu sa souplesse par suite de l’existence de nombreuses plaques d’athérome qui descendent dans les nids valvulaires sans en atteindre le fond.