‹ Du diagnostic des maladies des yeux par la chromatoscopie rétinienneChapitre 15 sur 31 · Organe · texte numérisé non relu

Organe

de la docilité.

de la mémoire des lieux.

de la mémoire des personnes.

de la connaissance des couleurs,

de la musique.

des nombres.

de la science des mots.

de la glossomathie.

de l'industrie.

de la sagacité comparative.

de la pénétration métaphysique.

du bel esprit.

Organe de l'observation inductrice.

Organe de la douceur. Organe de la pantomime.

Organe de la vénération.

Organe de la merveillosité.

Organe de l'idéalité.

Organe de l'individualité.

Organe de l'étendue.

Organe de la pesanteur.

Organe de l'ordre.

Organe du temps.

iO. Herschel (i), s'appuyant sur l'observation d'un homme qui ne distinguait pas certaines couleurs, déclare que ce défaut ne dépendait ni de l'insensibilité de ses yeux pour les rayons d'une certaine réfrangibilité, ni d'une matière colorée quelconque répandue dans les humeurs des yeux; mais c'était

(1) Herschell, Encyclopedia metropolitanay art. Light, § 507,

pour lui une imperfection clans le développement du centre nerveux, du sensorium comme il l'appelle.

11. M. Szokalski s'est rangé aussi de l'avis de ces derniers auteurs et il croit que : « s'il y a des hommes qui ne connaissent pas le rougCj ou une couleur quelconque, c'est leur cerveau qu'il faut en accuser » (1).

Il est aujourd'hui incontestable que toutes nos impressions des sens ne sont ressenties par nous que lorsque le cerveau et ses différents centres sont en activité.

La rétine reçoit l'impression des objets extérieurs ; mais pour percevoir ces objets, il faut que les centres nerveux visuels en soient avertis par l'entremise des nerfs visuels. Coupez ces nerfs, et toute vision est à jamais abolie.

Mais il n'est pas moins vrai que le cerveau seul serait incapable de voir si les organes des sens n'étaient pas en état de saisir les impressions et les transmettre au cerveau. Il y a un épanchement général sanguin dans le corps vitré, ou un décollement général de la rétine, une atrophie de la rétine par suite de l'embolie de l'artère centrale, et le cerveau reste muet à toutes les influences de la lumière et des couleurs, malgré que ni le cerveau ni même le nerf optique ne sont pas atteints par le mal.

Sans nier par conséquent la maxime admirable d'Aristote, qui disait que nous voyons et nous entendons avec le cerveau : mentem videre^ mentem audire^ nous ne pouvons admettre que le cerveau soit en état de percevoir la lumière et les couleurs autrement que par l'entremise de la rétine.

Dans la distinction des contours, des reliefs de profondeur

(1) Szokalski, Esmi sur les sensations des couleurs. Paris^ 1841, p. 106.

GALEZOWSKI. 8

dos objets, le cerveau n'est que le juge et l'appréciateur, taiîdis que l'iaipression première se fait sur la rétine. Or, il suffit que Timage se forme plus grande sur la rétine, pour que l'objet lui-même soit vu plus grand. Par notre propre expérience, nous nous sommes convaincu maintes fois qu'en dilatant la pupille avec la solution de sulfate d'atropine, les malades voyaient les objets de cet œil plus petit que de l'autre œil, dont la pupille et ses contractions restaient normales. Ces changements étaient évidemment dus à l'angle d'incidence des rayons projetés par l'objet sur la rétine, et le cerveau ne voyait que ce qui était dessiné sur la rétine.

Ce que nous disons sur la grandeur des images se rapporte naturellement aux impressions colorées, et il faut que la rétine soit capable de discerner ce qui est blanc de ce qui porte une teinte ou une couleur pour que le cerveau puisse ressentir une pareille impression.

Les faits pathologiques confirment cette assertion de la manière la plus concluante. Dans les altérations de la rétine et de la choroïde, dans lesquelles le cerveau est complètement intact, et où le nerf optique lui-même conserve sa structure normale, la faculté chromatique est altérée ou abolie complètement, comme on pourra en juger par les observations rapportées plus loin. Ces faits prouvent que la rétine prend part aux fonctions visuelles colorées, et qu'elle est l'organe de perceptivité colorée.

La théorie que nous avons exposée plus haut peut expliquer de quelle manière cette faculté se produit, et il nous semble hors de doute que les éléments chargés de sehs chromatique dans l'œil sont les cônes.

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