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CHAPITRE PREMIER

§ 1. — Nécessité d'examiner les yeux par la chromatoscopie

rétinienne.

Dans nos recherches sur les lois physiques des couleurs, nous avons démontré que les couleurs n'existent pour nous que comme des sensations subjectives, produites par une excitation de notre organe visuel.

La rétine est le seul et l'unique organe qui soit pourvu de la faculté de percevoir des sensations lumineuses. Elle peut, en outre, distinguer les différents degrés d'intensité lumineuse ainsi que les différentes couleurs et nuances de cette même lumière.

Les nerfs optiques ainsi' que ses fibres, épanouis dans la rétine, sont des organes de transmission de cette sensation au cerveau, qui est le seul juge et l'appréciateur de ces impressions.

Mais cette faculté de percevoir et de discerner les couleurs et d'en apprécier l'harmonie n'est pas développée au même degré chez tous les individus. Pour un œil bien conformé, il y a des conditions d'organisation toutes spéciales qui permettent à un peintre et au grand artiste de saisir avec ce sens exquis les plus faibles nuances des couleurs. Mais il y en a d'autres qui sont loin d'avoir ce degré de sensibilité.

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La vue, de même que l'ouïe, présente sous ce rapport des gradations et desvariétés considérables.

On sait que certains individus n'ont d'aptitude à percevoir que des sons d'une certaine acuité, et d'autres ne peuvent juger exactement, comme dit M. Longet, ni leurs rapports musicaux ni en sentir l'harmonie ou la dissonance. La même chose a lieu pour la vue. Tel homme qui a une vue excellente, sous tous les rapports, ne sait pas discerner des nuances délicates entre les différents tons d'une seule et même couleur ; tel autre reconnaît bien les couleurs principales, mais il a beaucoup de peine à distinguer les nuances secondaires des couleurs : verte, jaune, bleue, etc., soit le soir, soit à la lumière du jour ; tel autre, enfin, n'a aucune notion d'une ou de plusieurs couleurs principales du spectre. Ces imperfections du sens chromatique peuvent même être portées à un tel degré, que les individus n'auront aucune notion des couleurs, et ne verront par conséquent dans toute la nature que du noir et du blanc.

Cette gradation dans la perceptivité des couleurs ne nous empêche pas cependant de faire la distinction entre les yeux normaux, plus ou moins bien conformés, et ceux dont le sens chromatique est complètement perverti et altéré.

Depuis Huddart (1), et surtout depuis l'époque ou le célèbre physicien Dalton (2) a communiqué ses propres impressions sur la cécité des couleurs dont il fut atteint, l'attention des physiologistes et des pathologistes se porta sur ce sujet, et la

(1) Huddart, Transact. philos, de Londres, 1772.

(2) Dalton, Mémoires of the Lilerary and Philosophical Society of Manchester, ire sér.j vol. V, p. 28. Manchester, 1798,

L OPHTHALMIO «

DYSCHROMATOPSIE OU CÉCITÉ CONGÉNITALE DES COULE^^l^S^^ I T

science s'est enrichie de faits nombreux et très-intéressants à cet égard.

Les variétés considérables de la cécité des couleurs qui ont été observées par les différents auteurs ont fait naître des dénominations des plus variées et des plus baroques. Malgré i l'origine scientifique, la majeure partie de ces noms n'a pu entrer dans le langage ordinaire; tout au plus si on les retrouve dans les ouvrages spéciaux. Heling (1) appelle cette anomalie du nom à' achromatopsie ; pour Gœthe (2), c'est une akiano-' blepsie; Sommer (3) et Szokalski (4) la décrivent sous le nom de chromatO'pseudopsie ;'RmtG (5) accepte le terme non moins dissonant à'anérythroblepsie, et qui n'est pas exact, puisqu'il signifie la vision rouge au lieu d'exprimer la cécité de l'œil pour les couleurs.

Prévost a imaginé le mot daltonisme^ dérivant du nom du célèbre physicien anglais Dalton, qui était atteint de cette infirmité. Ce mot s'est généralisé plus que tout autre; mais les auteurs anglais, et surtout Wilson, ont protesté contre cette façon d'immortaliser le nom des hommes illustres; c'est pourquoi il nous semble rationnel de faire droit à cette récla^ mation, et d'abandonner le mot daltonisme, pour ne conserver que la dénomination de cécité des couleurs. Brewster (6) a accepté aussi la dénomination de colour blindness, pour flésigner cette anomalie, tandis que Taylor (7) a proposé le

(1) Heling, Praku Handbuch der Augenkrankheiten, t. I, p. 1.

(2) Gœthe, Zur Naturwiss. und Morphologie^ 1 Heft, 297 ; Zur Farhenlehre, p. 1, § 103.

(3) Sommer, Graefe's und Walther's Journal fur Chirurgie, t. V.

(4) Szokalski, Essai sur les sensations des couleurs, 18^1, p. 58.

(5) Ruete, Lehrhuch der Ophthalmologie, 1853, Bd. 1, p. 179.

(6) Brewster, Edinburgh philosophical Journ. of science, vol. IV.

(7) Ta-^\or, Scientific Memoirs, London, 1846, vol. IV, p. 185.

terme de dyschromatopsie (dvç, xp^l^^^ orrtÊO-^at, difficulté de percevoir les couleurs). L'une et l'autre définition expriment la même anomalie à des degrés différents. Dorénavant nous nous servirons exclusivement de ces deux termes.

Les observations abondent dans la science sur la cécité complète des couleurs ou sur la dyschromatopsie. Wardrop, Herschell, Wilson, Brewster, Thomas Young, en Angleterre; Goethe, Seebeck, Kelland, Dove, en Allemagne; Gunier, Szokalski, Sous et Goubert en France, se sont occupés à diverses époques des recherches sur cette anomalie, et ils ont rapporté des faits intéressants dont on pourra trouver des détails, à la fin de cet ouvrage, dans un chapitre spécial de bibliographie.

Toutes ces investigations n'ont porté jusqu'à présent que sur les anomahes congénitales ; quant aux faits pathologiques ils n'ont été signalés qu'exceptionnellement dans l'intoxication parla santonine et dans la jaunisse.

Quant aux affections de la rétine et du nerf optique, et leurs rapports avec l'affaiblissement de la perceptivité des couleurs, on ne trouve rien de positif à cet égard.

Si je ne me trompe, je crois avoir été le premier qui ait signalé l'existence de ce trouble fonctionnel dans les différentes rétinites (1) et les atrophies du nerf optique. M. Dolbeau (2) parle d'un cas d'atrophie de la papille ayant amené la cécité pour la couleur rouge ou verte.

Il faut avouer, du reste, que l'examen à ce sujet n'était pas facile, faute de méthodes exactes ni de Téchelle chromatique

(1) Galezowski, Ann. d'ocul, 1863 ; Gaz. des hop., 1866, 11 seipt., et Altérations du nerf optique, p. h7.

(2) Dolbeau, Leçons de clinique chirurgicale. Paris, 1866.

quelconque. Rien n'était précisé à cet égard, et l'on ne savait point d'après quelles règles devait être faite cette investigation et quel était le moyen le plus sûr pour reconnaître les différents degrés de dyschromatopsie, soit congénitale, soit pathologique.

La nécessité de ces sortes de recherches ne peut être aujourd'hui mise en doute. On comprend facilement qu'une rétine malade ne peut pas distinguer aussi nettement les couleurs avec ses nuances que lorsqu'elle est saine et n'a subi aucune altération dans sa structure. Ce que nous disons sur la rétine se rapporte aussi au nerf optique, qui est le conducteur unique des impressions lumineuses et colorées au centre visuel.

En comparant les altérations nombreuses des membranes internes de l'œil, telles que nous les révèle l'ophthalmoscope, les unes avec les autres, et en étudiant dans chacune d'elles le degré de conservation ou de perversion de la faculté chromatique, nous sommes arrivé sans peine à tirer des conclusions très-pratiques qui peuvent être avec avantage utilisées dans le diagnostic des maladies internes de l'œil. Avec le développement plus grand de cette branche de la pathologie oculaire, on arrivera, j'en suis fermement convaincu, à comprendre et à préciser mieux quel est l'élément histologique de la rétine qui perçoit les couleurs.

Depuis plusieurs années, nous faisons ces recherches sur les yeux sains ou malades, et les résultats que nous en avons obtenus sont très-précieux. Au moyen de la chromatoscopie rétinienne, qui nous indique les moindres troubles de la faculté colorée, il nous est souvent plus facile de porter un diagnostic précis sur le siège réel de l'affaiblissement de la vue.

L'examen à l'aide d'une échelle des couleurs aura d'autant

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plus d'importance et d'intérêt pour les praticiens que l'affection sera localisée dans plusieurs membranes, qu'elle sera accompagnée de trouble des milieux de l'œil, ou que les altérations seront difficiles à définir et à préciser avec rophthalmoscope.

Souvent, l'ophthalmoscope ne nous donne que des résultats négatifs, et ce n'est qu'au moyen des symptômes fonctionnels qu'il nous est possible de préciser la nature de l'affection oculaire et de localiser le mal. Or, les signes fonctionnels n'ont de la valeur que quand ils sont étudiés comparativement et qu'ils sont contrôlés réciproquement les uns par les autres.

Il faut donc examiner la vision sous tous les points de vue; rechercher le degré de l'acuité visuelle et la faculté chromatique ; èindàQï sa nature de réfraction et l'état du fond de l'œil, tels qu'ils se présentent à l'ophthalmoscope. Ce n'est qu'en procédant de cette façon méthodique qu'on arrivera à des résultats satisfaisants dans le diagnostic, et que l'on saura mieux préciser les indications pour le traitement.

Pour obtenir des résultat satisfaisants, dans le diagnostic des maladies des yeux, par la méthode que nous appelons chromatoscopie rétinienne, il faut avant tout s'informer des antécédents du malade en ce qui regarde les facultés chromatiques de ses yeux. On doit l'interroger avec beaucoup de soin pour savoir s'il a eu jamais des notions exactes sur les couleurs, et s'il connaît les différences qui existent entre les objets différemment colorés, mais qui se ressemblent par la forme. Ainsi, il m'est arrivé une fois de reconnaître qu'un malade n'avait jamais connu la couleur orangée et ses nuances, par ce seul fait que pour lui un citron et une orange étaient de la même couleur.

La cécité des couleurs pouvant venir de naissance, comme

le démontrent de nombreuses observations, il est important de ne pas la confondre avec une cécité pathologique. Mais la difficulté est grande, quand on pense que beaucoup de personnes ne veulent pas avouer leurs défauts, et cachent très-facilement tout ce qui constitue un vice de conformation de leur organisme.

En France, ces anomalies ne sont pas très-fréquentes j on ne les rencontre que dans certaines classes. Potton les a surtout remarquées parmi les ouvriers qui travaillent dans les fabriques de soieries.

En Pologne, les cas de dyschromatopsie sont très-rares. En Angleterre, le nombre de ces anomalies est relativement plus grand, comme on en peut juger par les affirmations de MM. Wilson et Mackensie. En Allemagne, les faits de ce genre paraissent se rencontrer plus rarement. Mais la cécité pour les couleurs est excessivement fréquente en Russie, et Ton y rencontre de nombreux individus pour lesquels le rouge écarlate, rouge du sang^ paraît rose pâle très-tendre. Ne serait-ce pas là la cause de leur cruauté de caractère, et de la facilité avec laquelle ils supportent la vue du sang de leurs victimes? •

L'étude de la chromatoscopie rétinienne doit comprendre : l** Les règles générales pour l'examen de la faculté colorée de l'œil, accompagnées d'une description de l'échelle chromatique que nous avons composée;

2° Différentes formes et variétés de la cécité colorée congénitale ;

5° Cécité partielle ou totale des couleurs que l'on observe dans les maladies internes de l'œil, ainsi que dans les affections diverses du cerveau, du sang, etc.

CHROMATOSCOPIE RÉTINIENNE.

§ 2. — Echelle de couleurs de l'auteur pour examiner la faculté chromatique de l'œil.

Dans un autre travail que nous avons publié sur les altérations du nerf optique et les maladies cérébrales (1), nous avons consacré un article spécial à l'étude du phénomène de dyschromatopsie. Nous avons démontré « que la cécité des couleurs peut être la conséquence des affections de l'appareil nerveux optique, et qu'il est indispensable d'examiner les malades atteints d'un affaiblissement de la vision au point de vue de la perception des couleurs ».

Depuis, nous avons appliqué cette méthode d'investigation à tous les malades atteints d'amblyopie, soit que celte dernière était occasionnée par une maladie cérébrale, soit qu'elle ait été due à une altération quelconque des membranes profondes de l'œil.

Pour ces recherches, nous avons établi deux différentes échelles chromatiques, Tune portative, composée de feuillets de diverses couleurs simples et composées, qui correspondent aux couleurs du spectre solaire, et l'autre plus complète, en forme d'une feuille de carton, où sont représentées toutes les teintes des couleurs en pastilles : le nom de chacune est caché par un papier, afin que le malade ne puisse pas le lire. La première échelle est portative et peut être adaptée à un agenda médical; la seconde, au contraire, est disposée pour être employée dans le cabinet du médecin ainsi que dans une chnique.

Mais dans l'une et l'autre de ces échelles les dénominations

(1) Galezowski, Élude ophthalmoscopique sur les altérations du nerf optique et sur les maladies cérébrales dont elles dépendent. Paris, 1866, grand in-8, orné d'une planche en chromolithographie, p. 47.

employées de différentes teintes et couleurs ne sont pas généralement connues. C'est pourquoi nous avons pensé qu'il serait avantageux de disposer une autre échelle chromatique, qui soit plus conforme aux exigences de la pratique et de la science. Nous ne doutons pas qu'elle trouvera un accueil favorable auprès de nos confrères.

Au moyen de cette échelle, une fois qu'elle serait adoptée par tous les praticiens, on arriverait, j'en suis convaincu, à des résultats satisfaisants au point de vue des facultés chromatiques des yeux malades.

Voici la composition de \ échelle chromatique telle que nous l'avons fait construire en dernier lieu, et qui nous sert dans toutes les recherches chromatiques : Elle se compose de douze gammes chromatiques, correspondant aux douze couleurs principales acceptées par M. Chevreul (1) pour la construction de ses cercles, et de gammes de couleurs. Ces gammes ou colonnes se suivent dans le même ordre, qui est celui des couleurs du spectre solaire : rouge, rouge orangé, orangé, orangé jaune, jaune, jaune vert, vert, vert bleu, bleu, indigo, bleu violet, violet. Chaque couleur est subdivisée en quatre tons, pris à égale distance dans les gammes de M. Chevreul, qui sont : 15™% 10™% 5™° et 1^' tons (pl. I).

Cette disposition nous permet de distinguer non-seulement séparément chaque couleur, mais il y a en même temps la possibilité d'apprécier chez les malades le phénomène de contraste simultané ou successif des couleurs intactes ou altérées.

(1) Chevreul, Des couleurs et de leurs appUcalîons aux aris industriels à Vaide des cercles chromatiques. Paris, 1864.

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CHROMiTOSCOPIE RÉTINIENNE.

§ 3. — Procédés des auteurs pour juger de la perceptivité

colorée.

Depuis bien longtemps les auteurs ont recherehé des moyens et des procédés pour reconnaître les anomalies dans la perceptivité colorée des yeux.

1. M. Seebeck conseille d'examiner les individus en question de la manière suivante : il faut les laisser assortir suivant leurs analogies des échantillons de papiers ou de laines de différentes couleurs, et, d'après ces assortiments plus ou moins exacts, on peut juger de la force chromatique de l'œil.

M. Helmholtz dit avec beaucoup de raison que cette méthode est très-imparfaite. Il faudrait (i), dit-il, que le nombre des échantillons fût immense pour que les tons, dont la confusion est caractéristique, s'y trouvassent avecles proportions exactes de leur mélange au blanc et avec les intensités nécessaires pour présenter à Fœil examiné des équivalences parfaites. Or, il n'y a pas possibilité d'obtenir avec cela des résultats satisfaisants et tant soit peu concluants.

Peut-être les disques rotatifs pourraient mieux remplir ce butj et l'on pourrait se servir à cet effet avec avantage de la toupie chromatique, disposée d'après les indications de Maxwell, ou bien conforme à celle de Plateau (2), appelée anorthoscope .

2. La toupie chromatique de Maxwell ne diffère des toupies ordinaires que par une série de disques de différentes couleurs en papier fort, et qui portent une ouverture au centre et une fente dans un rayon quelconque (flg. 24 et 25).

(4) Helmholtz, Optique physiologique, p. 39â.

(2) P. Plateau, Ânorlhoscope {Bull, de VA cad. de Bruxelles, t. UI, 7, p, 364).

DYSCHROMATOPSIE OU CÉCITÉ CONGÉNITALE DES COULEURS, lo!

Ces disques doivent être de dimensions un peu plus petites que celui de la toupie. Si l'on en superpose deux ou plusieurs, en les engageant les uns dans les autres par leurs fentes, on obtient des secteurs plus ou moins larges.

La toupie est mise en mouvement de rotation au moyen d'un fil qui est fixé dans le point a, et enroulé autour de la tige. Le mélange des couleurs qui s'opère pendant ce mouvement de rotation donne une couleur mixte, que l'on peut varier à volonté en augmentant ou diminuant l'étendue de chaque secteur.

Le disque de la toupie étant divisé en cent parties égales, on peut définir en quelle proportion entrent les différentes couleurs pour former le blanc ou le gris, ce qui permet de se servir de cet instrument pour rechercher les complémentaires de chacune des couleurs.

3. V anorthoscope de Plateau se compose de deux poulies de diamètre différent, fixées sur le même axe, et qui tournent indépendamment l'une de l'autre. Sur l'une de ces poulies, il fixe un disque transparent avec des secteurs colorés, et sur l'autre un disque noir dont un ou deux secteurs sont découpés. En supposant qu'au commencement du mouvement la parfie découpée du disque supérieur se trouve en face d'une seule

FiG. 24. — Disque de papier présentant une fente découpée.

FiG. 25. — Toupie chromatique de Maxwell.

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couleur, on ne verra pendant la rotation qu'une seule couleur sur tout le disque. Mais, à mesure que le mouvement de rotation se ralentit, les rapports relatifs des disques se modifient aussi, et à la couleur vue primitivement s'ajoute de plus en plus la couleur du secteur voisin, et la couleur mélangée qui en résulte change lentement et progressivement.

Au moyen de cet appareil on pourrait arriver aussi à définir chez un malade le degré d'acuité de son sens chromatique.

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