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jamais pu examiDer cette lésion à l'aide d'uD ophtbalmoscope fixe, puisque je ue l'ai observée que sur des sujets gravement malades, je ne sais si j'ai bien vu et si mon interprétation est exacte, mais il m'a semblé que je ne me trompais pas. Au reste, le docteur Alphonse Desmarres, qui a vu deux de ces malades, a considéré cette lésion comme étant variqueuse.
Les varicosités rétiniennes existent surtout dans la méningite et dans la phlébite des sinus de la duremère. (Voy. fig. 12.)
Le sang peut s'arrêter dans les veines de la rétine lorsqu'il y a obstacle à son retour dans le sinus caverneux, et alors, avant sa coagulation, il produit la dilatation simple ou variqueuse de ces veines. A la coloration noirâtre du vaisseau et à sa dilatation, on reconnaît que le sang ne marche plus ou ne circule qu'avec diflBculté (voy. fig. 17). C'est le phénomène précurseur de la thrombose phlébo-rélinienne.
Les hémostases des veines de la rétine s'observent surtout dans la méningite aiguë simple, tuberculeuse (voy. fig. 7 et 8) et rhumatismale (voy. Qg. 11), dans les grandes hémorrhagies cérébrales, dans la compression du cerveau et dans les fractures du crâne avec épanchemenl.
22 DIAGNOSTIC DBS MALAmES DU STSTÈIIE NERVEUX § «• — Do l« ttavomlKMie plilélM-réttnleiuie.
Lorsque le sang éprouve de grandes difficultés à rentrer dans le sinus caverneux, soit par suite d'une tumeur qui comprime les vaisseaux de Tencéphale ou des méninges, soit à cause d'une obstruction des sinus de la dure-mère, soit à cause d'une phlegmasie qui fait secondairement obstacle à la circulation cérébrale, on voit souvent des caillots se former dans les veines de la rétine. Cest\eithrombosephlébo'rétinienne{ûg. 15et 17). Ces petits caillots forment des arrêts de circulation noirâtres, entremêlés de parties plus claires sur le trajet de la veine, et alors, au delà de l'obstacle, vers le confluent de deux petites veines, il y a une dilatalion qui pourrait faire supposer Texistence d'une rupture des parois veineuses (tig. 7). C'est dans un de ces cas que s'est produit Yanévrysme fauoo primitif d'une des veines de la rétine, dont je reparlerai plus loin.
La thrombose phlébo-rétinienne existe dans la méningite tuberculeuse, dans la phlébite des sinus de la dure-mère et dans les pblegmasies graves de Tencéphale.
§ •. -~ Aaévryume phléUo-réiinlMi.
Cette lésion des veines de la rétine est extrêmement rare, et parmi les cas des maladies nerveuses ou encéphaliques soumis à mon examen, elle n'a été observée qu'une fois. Je me hâte de dire encore qu'on ne l'a pas
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reconnue pendant la vie. M. Desmarres et moi ne croyions avoir affaire qu'à une simple hémorrhagie de la rétine sur le trajet d'un vaisseau et c'est à Tautopsie, faite avec le plus grand soin sous le microscope par M. Cil. Robin, qu'on s'est aperçu de l'anévrysme. Dans ce cas il y avait sur le trajet d'une veine de la rétine, sous la tunique externe du vaisseau, un foyer sanguin correspondant à une déchirure des membranes interne et moyenne. Ce phénomène se reproduira sans doute, mais pour le moment il est unique dans la science et son apparition a coïncidé avec celle de la méningite tuberculeuse.
§ !•. — nos liéiiiorrhasies de la réilne ou de la choroïde.
Les maladies du cerveau et de la moelle produisent souvent sur le trajet des veines rétiniennes ou dans leur intervalle sur la choroïde, des hémorrhagies plus ou moins considérables, dont la cause est ordinairement un obstacle à la circulation veineuse. On les observe dans la méningite ou dans l'hémorrhagie cérébrale, ainsi que le démontre la figure ci-jointe.
Pai fait dessiner plusieurs exemples de cette lésion, et, les enfants étant morts, j'ai pu ouvrir le globe de Foeil, montrer l'hémorrhagie rétinienne à un grand nombre de personnes et présenter les piècen à la Société de biologie.
Dans quelques circonstances, res hémorrhagies se
moitiés (fig. 12) ou à une partie encore plus restreinte, c'est seulement sur ces points que se trouvent Pobscurité du bord papillaire et la dilatation des vaisseaux veineux de la rétine.
L'œdème péripapillaire et papillaire s'observent dans la méningite, dans l'hémorrhagie cérébrale, dans la compression et dans la contusion du cerveau, dans certaines fractures du crâne, etc.
§ it. — De l'Iiydroplithaliiile.
Dans certaines maladies du cerveau Tœil est plus volumineux, plus dur et plus saillant que de coutume. Il est distendu par une quantité plus grande d'humeur vitrée et quand on l'examine à Tophthalmoscope il offre quelquefois une teinte verdâlre glaucomateuse évidente. C'est alors un glaticome aigu. L'hydrophthalmie est un phénomène de la plus haute importance pour le diagnostic des maladies du cerveau, et il est produit par la gêne de la circulation cérébrale. On l'observe ordinairement dans l'œil qpi correspond à la lésion du cerveau et il se rencontre dans l'hémorrhagie cérébrale, et dans la contusion et la compression du cerveau qui succèdent à une fracture du crâne.
g ta. — BsMMbiltoMi «UrttievsM el wrMmëmmti de Ui relise.
On rencontre quelquefois sur la rétine des plaques blanchâtres, larges de û à 5 millimètres, ou des
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granulations blanchâtres plus ou moins nombreuses. Leur nature n'est pas toujours facile à iléterminer. Si dans quelques cas ce sont des exsudations fibrineuses et graisseuses consécutives h des hémorrbi^ies de la rétine, comme dans la néphrite albumineuse (voy. la figure ci-joinle et le chapitre xxni) et dans le dia-
Riliao-c1iciru'iili:e albuminurlque.
s, a. AHèrs de la réiina voil^ pir rniiuiliition. b' i', TodiN Uuiclie* irDuiulilioii sniwiiÉ*. il, il. Tacha rougu bjmorrhigirjugg \t long d« ti
bêle, ailleurs ce sont des lésions dont on ne connaît pas la nature, l'autopsie n'ayant pu être faite. Ainsi j'en ai observé trois cas, dont un avec M. A. Des-
marres (obs. 1&) sur un eofant atteint de méuiugite aiguë, et il est bien évident que dans celte circonstance les plaques blanches de la rétine n'étaient pas le résultat de la transformation d'un épanchement sanguin. Quelle était leur nature? Je l'ignore et c'est encore un point qui réclame de nouvelles études.
Les exsudations fibrineuses de la rétine ne s'observent que dans la méningite aiguë (obs. iket kS) ou chronique (fig. 48} et dans la néphrite albumineuse chronique.
§ 14* — 9m pmmîm veliieHx de la i^pllle.
I..es veines principales de la rétine sont quelquefois agitées de battements isochrones à ceux du cœur et plus ou moins appréciables c'est le pouls veineux de la rétine, phénomène assez commun que Ton produit en pressant sur l'œil , et qui s'observe dans certaines maladies du cœur ou dans les tumeurs cérébrales assez fortes pour comprimer le sinus caverneux. Alors le sang ayant de la peine à circuler, mais n'étant ni arrêté, ni coagulé, reçoit Timpulsion de l'artère centrale de la rétine et rebondit à chaque systole artérielle de façon à présenter un mouvement d'expansion du vaisseau veineux dans lequel il est enfermé.
Au point de vue du diagnostic des maladies cérébraies par l'examen de l'œil, le pouls veineux de la rétine n*a pas une grande importance; mais, dans
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certains cas, il semble coïncider avec une tumeur du cerveau.