OPHTHALMOSCOPIB DANS LES TUMEURS DU CERVEAU
dans l'œil droit, la contractilité de la pupiHe^tait faible, — un peu d'hydrophthalmie de ce côté; la papille est un peu moins distincte par suite d'une légère infiltration séreuse et il y a un pouls veineux très-marqué, indice presque certain d'une compression cérébrale.
Au bout d'un mois environ, le malade est sorti de l'hôpital, à peu près dans le même état.
Om. CXL. — Tamenr du cerveau.— Hémiplégie progressive gauche, avec tremblement et propulsion en avant. — Hydrophthalmie gauche. — Un peu d'csdème de la papille à gauche.
Un M. X..., de Saint-Amand (Cher), âgé de cinquante-trois ans, malade depuis trois ans, a depuis cette époque un afiaiblissement de tout le côté gauche du corps avec tremblement considérable et propulsion en avant. Le mal est venu sans attaque, par degrés et lentement. Il a fait des progrès considérables, et aujourd'hui le malade ne peut faire de petits pas sans être entraîné en avant comme s'il allait tomber. Sur une grande route, où il peut allonger les jambes, il marche plus aisément et même il peut aller très-vite. Les mouvements du côté gauche sont un peu plus faibles, mais le malade serre fortement la main et lève des poids considérables. Il y a une faible déviation de la bouche à gauche.
La mémoire et rintelligence sont en bon état ; toutes les fonctions se font bien : la sensibilité est parfaite, la vision excellente dans chacun des yeux. L'œil gauche
est plus volumineux, plus saillant et plus largement ouvert.
Un peu d'œdème de la papille gauche, qui est voilée au pourtour; les vaisseaux veineux sont un peu dilatés en dehors, mais les vaisseaux de la choroïde sont peu apparents.
0b8. CXLI. — Tamear da cerveaa. — Mydriase. — Hémiplégie incomplète. — Hallacinations. — Strabisme divergent à gauche. — Infiltration séreuse des deux papilles.
Marie Beaufils, âgée de dix-huit ans, rue du Chevaleret, 27, à la gare dlvry, vient à la consultation de M. Desmarres le 15 octobre 1862. Cette jeune fille, qui est bien réglée, qui n'a jamais malade, a été prise il y a trois mois de violents maux de tète, accompagnés de convulsions de la face et des yeux, sans perte de connaissance pendant trois heures. — Après cet accident elle a eu la tète un peu dérangée pendant trois jours, puis la santé s'est rétablie. — Un mois après, nouvelles douleurs de tète très-violentes, obligeant la malade à se rouler par terre; vomissements pendant deux jours; paralysie du bras droit et de la langue, puis, au bout de quarante-huit heures, paralysie de la jambe, et enfin de tout le côté droit du corps sans perte de connaissance.— Alors aussi la vision s'est troublée et a cessé de s'accomplir. — De temps à autre il y a des hallucinations de la vue.
Aujourd'hui cette jeune fille, en apparence bien