GÉNÉRALE PROGRESSIVE
La paralysie générale progressive, avec ou sans aliénation mentale, exerce souvent sa fâcheuse influence sur les fonctions visuelles, de façon à troubler le mouvement ou la nutrition de l'œil. Sans être caractéristiques de la maladie, ces lésions peuvent cependant donner plus de certitude au diagnostic, et elles méritent d'être étudiées avec soin. Ce sont : — le nystagmus^ lésion rare indiquée par quelques auteurs et dans plusieurs observations de M. Parchappe; — le strabisme et la dipbpie^ qui existent souvent au début de la paralysie générale, et longtemps avant Tapparition des autres symptômes de paralysie ou de folie ; — Yamaurosej dont je rapporte un exemple (obs. 45), et qui a été signalée comme fait exceptionnel par Georçet, Parchappe, Billod, etc.; — Yinégalùé des pu* pilles^ indiquée par Baillarger, Lasègue, Billod, sur le tiers des malades(l), et enfin ce que j'appellerai VataoÂe papillaire^ ou, si Ton veut, le tremblement de lapapille. Sur plusieui*s malades que j'ai eu à soigner, j 'ai constaté chaque fois ce phénomène, qui me paratt avoir une
(4) M. Dugué Ta observée 58 fois sur 4 00 paralytiques, dans le service de M. Baillarger (Cb. Deval, Maladies des s^fux, p. 655).