‹ Du diagnostic des maladies du système nerveux par l'ophthalmoscopieChapitre 55 sur 84 · OPIITHALMOSGOPIE DANS LE TÉTANOS · texte numérisé non relu

OPIITHALMOSGOPIE DANS LE TÉTANOS

thorax est bonue, et le murmure vésiculaire normul.

A rophtbalmoscope, dans Toeil droit, le calibre des vaisseaux parait augmenté. La papille est hypérémiée» surtout à la partie supérieure et interne de l'image renversée; on remarque à la partie inFérieure de la papille une veine dont la paroi externe, pamît séparée de la paroi interne par un épanchemeut séreux, à travers lequel on distingue la circulation dans le calibre intérieur de la veine ; à gauche, hypérémie, strabisme convergent droit.

De temps à autre, l'enfant pousse des cris ; pas de soupirs, ni de grincements de dents.

Mort à onze heures du matin, par les progrès croissants de Tasphyxie. caractérisée par Timmobilité des côtes, la gêne des mouvements du diaphragme, un peu de cyanose et Tanesthésie.

Autopsie (vingt-deux heures après la mort, le 2A juillet). — Le cerveau est ferme, fortement congestionné, avec un piqueté rouge très-confluent dans le centre ovale de Yieussens; — les membranes sont saines, l'arachnoïde transparente, la pie-mère fortement injectée, et les vaisseaux superficiels remplis de sang, mais sans caillots, non plus que les sinus. — La protubérance et la moelle épinière à la région cervicale sont fermes, résistantes; la pie-mère est le siège d'un peu d'injection.

Tout le rachis à la région dorsale est le si^e d'une hémorrhagie en dehors de la dure-mère. Celte hémor-

â?& DIAGNOSTIC DES MALADIES DU RTSTÈMB IfBRVEUI.

rhagie Forme un caillot en partie décoloré, en partie gélatiûiforrne, dû à de rinfiltration de sérosité ; il a environ cinq centimètres de longueur et s*étend de la première dorsale à la quatrième ou cinquième de la cinquième côte; à la région lombaire^ il n'y a qu'une coloration rouge, produite par le sang qui a coulé. Ce caillot n'existe qu'à la partie postérieure de la moelle» et est limité de chaque côté par les racines des nerfs, il ne passe pas en avant et ne parait pas assez volumineux pour avoir comprimé la moelle.

Après avoir coupe la dure-mère, on trouve la moelle avec ses dimensions normales fermes, rési»tantes, sans aplatissement; l'arachnoïde spinale ne renferme ni sérosité ni épanchement; la pie-mère est seule le siège d'une congestion assez prononcée. Daus le canal rachidien, toutes les veines intra^-rachidienoei sont gorgées de sang, et dans leur trajet entre les oôtes jusqu'à la veine azygos, elles ont pour la plupart donné lieu à de petites hémorrhagies dans le tissu cellulaire sous-pleural. En avant de la colonne vertébrale, dans le médiastin postérieur» autour de l'aorte, autour de la veine azygos elle-même» il y a dans le tissu cellulaire un grand nombre de petites hémorrhagies» larges de II millimètres à 1 centimètre. Du côté gauche de la colonne vertébrale, il y a un long petit cail^ lot décoloré, qui a 7 ou 8 centimètres de long^ et qui descend jusque près du diaphragme.

La veine cave supérieure, l'oreillette droite et le ven-

tricul6 droit sont remplis de caillots rouget, lie de y in ; les cavités gauohes du cœur renferment quelques oail* lots un peu plus résistants.

Les poumons sont le siège d'une faible congestion à leur bord intérieur, présentent de Temphysème vésiculaire et interlobulaire au bord antérieur et au sommet.

Le poumon gauche renferme dans le lobe supérieur un tubercule crétacé, donnant lieu à un petit froncement de la plèvre. Les organes du ventre ne présentent rien de particulier.

L'œil qui pendant la vie avait été le sujet d'une congestion reconnue par l'ophthalmoscope, a été examiné par M, Robin, et il ne présente, plus rien de particulier. La congestion des veines de la rétine a même disparu.

Réflexions. — Ce cas de tétanos est peut-être le premier qn*on ait soumis à Texamen opbtbalmoscopique, eij comme on a pu le voir, les yeux étaient le siège d'une hypérangie rétinienne générale accompagnée sur un point d'une infiltration séreuse autour d'une veine de la rétine. — Ce cas de tétanos a une étiologie bien curieuse qui le rapproche d*un cas de méningite publié par la Gazette des hôpitaux en 1865, page 222, et dont la figure se trouve dans l'Atlas, fig. 1 6. Il semble être le résultat d'une plaie du sourcil et probablement du nerf temporal, dont l'irritation ascendante, gagnant

le tronc de la cinquième paire, a produit des convulsions donnant lieu à une bémorrbagie rachidieniie suivie de pbénouiènes tétaniques.

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