‹ Du diagnostic différentiel de certains engorgements des testiculesChapitre 14 sur 16 · ENGORGEMENT INFLAMMATOIRE AIGU · texte numérisé non relu

ENGORGEMENT INFLAMMATOIRE AIGU

1° s4ge. Rarement cette maladie attaque les sujets avant l’âge de 50 ans. Après cette époque * en effet, les glandes séminales perdent beaucoup de leur énergie vitale, et les causes qui, dans un âge moins avancé, auraient pu déterminer leur tuméfaction , ne la produisent que trèsrarement alors. Les individus de 20 à 30 ans y sont le plus exposés , et pour des raisons inverses. Bedoiseau et Allheily ( lra et 2e Obs . ) avaient, le premier 25 ans, le second 23.

2° Constitution. La maladie se déclare de préférence chez les sujets d’un tempérament sanguin* d’une constitution forte ; un tempérament bilieux* lymphatique, scrophuleux , s’il ne met tout-à-fait

à l’abri d’un gonflement inflammatoire aigu, en modère considérablement l’intensité.

3° Causes. Elles sont très- nombreuses : les plus communes sont , sans contredit , les efforts que l’on fait pour soulever un fardeau , franchir un obstacle ; puis viennent les plaies et les contusions du testicule, l’irritation du canal de l’urètre par la présence d’une sonde , la suppression d’une blennorrhagie , etc. Notons en passant que la considération de la cause provocatrice est peu importante pour le diagnostic différentiel ; car une même cause, un effort par exemple, peut développer un engorgement inflammatoire aigu (1 re Obs.), un engorgement vénérien (4 eObs.), un engorgement cancéreux (10e Obs.).

4° Symptômes locaux. Dès le début, la douleur est vive, la tuméfaction considérable, la chaleur intense ; le scrotum devient rouge , tendu , trèsrarement il conserve sa couleur naturelle ; le testicule est dur, uniforme, sans bosselures, mais douloureux à la moindre pression. Bien souvent les cordonsspermatiques participent à la douleur et à l’engorgement. Chez Bedoiseau et Allheily (lre et 2e Obs.), ils sont restés sains.

La réaction générale est d’autant plus vive, que l’inflammation est elle-même plus intense, et que les remèdes sont administrés tard et peu énergiquement ; le pouls s’accélère, la chaleur du corps augmente.

5* Marche. Elle est en général très-rapide ^ quelquefois peu d’instants après l’action de la cause provocatrice, plus souvent le lendemain ou le surlendemain , le testicule prend un volume énorme et offre une tension extrême. Après quelques jours Tinflammation diminue, mais ne ti l’engorgement : celui-ci persiste et peut affecter plusieurs modes de terminaison , mais presque toujours c’est par résolution qu’il disparaît. Dans quelques cas, le testicule et plus communément l’épididyme restent plus durs et plus gros qu’avant l’inflammation.

6° Durée. La durée moyenne d’un engorgement inflammatoire aigu convenablement traité est de vingt jours ; trop souvent deux mois environs’écoulent avant une entière guérison.

7° Traitement. Le traitementanti-phlogistique énergique, loin d’être préjudiciable ici, comme il le deviendrait dans un cas d’engorgement scrophuleux, fait disparaître assez vite le gonflements

Page 1