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mothorax. Le sommet droit respire mal ct l'on peut aussi entendre des sibilances dans toute Pétendue des champs pulmonaires.
Nous ne pouvons mieux faire que de rapporter à ce sujet une observation de Paisseau particulièrement significalive.
Obs. IT. — M. M.., 32 ans,atteint au mois de décembre 1917 de bronchite persistante ; peu après on aurait constaté des symptômes d’emphysème, la toux est sèche, fatigante, sans expectoration.
Deux mois après en février sans avoir présenté antérieurement d'autres phénomènes intestinaux il émet des selles sanglantes allant jusqu’à l'émission de sang pur en assez grande abondance sans ténesme ni autres symptômes douloureux.
Au mois de mai les signes intestinaux persistent encore avec des selles sanglantes, un abdomen météorisé et douloureux les troubles respiratoires sont presque prédominants : sibilances disséminées dans toute l'étendue du poumon gauche mais plus accentuées au niveau de la base droite où on entend des signes de congestion, la respiration est soufflante au sommet du même côté avec quelques ràles humides. Du côté gauche on trouve aussi des râles sibilants.
Le foie n’est pas hypertrophié, seulement sensible dans la région épigastrique droite : le malade accuse une douleur thoracique en ceinture, une douleur vive et persistante à l'épaule droite, les points phréniques xyphoïdien et sternono-mastoïdien sont d'une grande netteté.
Trois jours après le début du traitement par l’émétine, l'amélioration des signes pulmonaires et phréniques et des phénomènes douloureux spontanés est manifeste ; à la fin du traitement il y a disparition à peu près complète des symptômes hépatiques respiratoires et des troubles intestinaux.
Du reste Marrer avait déjà signalé antérieurement la rudesse respiratoire du sommet droit, EsBacx les râles humides localisés aux fosses sus et sous-épineuses et dans maintes observations on signale les craquements secs perceptibles dans cette zone, signes qui sont bien de nature à éveiller l’idée d’une bacillose évolutive. À
À la base droite peut encore se confirmer l’existence d’un épanchement pleural. Matité franche « velut percussi femoris » se confondant avec celle du foie, abolition des vibrations vocales, pectori loqui, souffle expiratoire rien n’y manque.
La ponction ramène un exsudat séro fibrineux positif à l’épreuve de Rivalta, riche en polynucléaires et en placards endothéliaux. Cet épanchement est confirmé par la radiologie.
QUENU cité par FRANÇoN signale l'obscurité totale de Ta base droite avec un sinus entièrement comblé. L'observation que nous allons rapporter due à l’obligeance de MM. Morvan, Sieur et Baize, de l'hôpital militaire de Rennes, témoigne dans un cas d’hépatite chronique de la participation pleurale.
Obs. IV. — Hépatite amibienne avec réaction pleurale de voisinage : quérison par l’émétine. Régression totale et rapide du syndrome radiologique réactionnel.
Manuel B..., âgé de 22 ans, entre le 4 mai 1927 à l'hôpital pour douleur hépatique et diarrhée. Il revient de Syrie où il a contracté en 1926 le paludisme et la dysenterie amibienne.
A l'entrée le malade accuse une douleur spontanée assez vive dans la région hépatique,inappétence, diarrhée (3 selles
el
par jour, pâteuses, vernissées, mauvais état général. Température ; 3705 au moment de l'entrée qui s'élève rapidement à 40° les 6 et 7 mai puis plateau entre 38°5 et 39° pendant une quinzaine. :
A l'examen on note un léger subictère cutané et conjonctival, la langue est saburrale. Le foie est gros, la matité commence à un travers de doigt au-dessous du mamelon et l'organe déborde nettement le rebord costal. La palpation du bord inférieur du foie montre une sensibilité généralisée avec un point douloureux plus net vers l'extrémité de la X° côte.
Les urines sont foncées et la réaction de Gmelin faiblement positive (Hay négative).
L'examen des selles fait constater la présence de kystes amibiens, sans amibes. Pas d’hématozoaires dans le sang, mais 16 de mononucléaires et anisocytose notable.
L'auscultation des poumons révèle de nombreux frottements pleuraux à la base droite, perceptibles en avant et en arrière. De plus en arrière la sonorité est diminuée, les vibrations abolies, la respiration obscure est remplacée par un souffle assez rude situé à la partie moyenne du poumon droit. Deux ponctions exploratrices négatives.
La radioscopie pratiquée par M. Sieur le 10 mai donne les résultats suivants :
« Image thoracique normale à gauche. A droite on note:
« 1° Une scissurite (scissure supérieure) avec petit épanchement enkysté :
« 20 Une opacité ovalaire de teinte claviculaire partant du sommet de la courbe de l'hémidiaphragme droit en direction de l’aisselle ;
«3° Un sinus voilé.
« En outre l’hémithorax est bloqué, l'ascension de l'hémidiaphragme droit nulle.
« La teinte du foie est homogène, il déborde légèrement