RAR
lièrement. On dit que l'organisme est en état d’anergie, donc exposé à la contamination secondaire. Or M. Via- LARD souligne précisément chez un de ses malades le fait d’une 1° atteinte ancienne broncho-pleurale. Survient la dysenterie, maladie déprimante par excellence, puis Patteinte hépatique. Dès lors à travers le diaphragme s’est effectuée une participation de la plèvre à l’inflammation de la glande. C’est alors que, sur cette plèvre, lieu de moindre résistance, « véritable sac lymphatique, lieu d'élection et d'arrêt des bacilles de Koch, de réinfection endogène » s’est greffé en toute facilité le microbe de la tuberculose.
Sans parler des cas où l’on aurait trouvé des B. K. dans le pus d’abcès dysentériques. JoB et Sricx nous rappellent l'éventualité d’une terminaison bacillaire chez des sujets porteurs d’hépatite suppurée. Une hépatite survenant chez un tuberculeux confirmé revêt selon GrALL une gravité particulière et si l'hépatite peut être conjurée, elle aura du moins imprimé à la lésion bacillaire un coup de fouet sérieux.
Nous arrivons donc en terminant à cette notion nouvelle de la possibilité d'association de l’amibe et du bacille de Kocx. Ce fait a son importance. Ne jugcons donc pas comme étant d'ordre normal et sans gravité les réactions pleuro-pulmonaires dont nous avons observé dans l’amibiase implacable régularité.
A la faveur de cette cause adjuvante le poumon ou la plèvre peuventêtre frappés de bacillose. Inversement chez un tuberculeux il faudrait se défier d’une atteinte amibienne, il ferait difficilement les frais de cette association.