‹ Du Diagnostic Différentiel Entre Les Hépatites Amibiennes Et Les Affections Pleuro-PulmonairesChapitre 8 sur 25 · US · texte numérisé non relu

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veau un examen des selles qui ne donna aucune indication positive et je fis radiographier le malade à domicile. L'examen de ses poumons fut absolument négatif (sauf en ce qui concerne l'épanchement pleural) mais le foie fut reconnu encore plus gros que je ne le supposais Car sa limite supérieure qui remontait haut ne pouvait être appréciée par l'examen clinique.

En somme ce qui restait dominant dans l'étude clinique de ce malade c'était l'existence d’une hépatomégalie considérable chez un sujet ayant eu une dysenterie amibienne (constatée cliniquementet bactériologiquement) et présentait actuellement une fièvre hectique sans aucun symptôme de tuberculose pulmonaire.

Je me crus en devoir de soupçonner le diagnostic d’hépatite amibienne et d’instituer le traitement d'épreuve à base d’émétine.

On fit au malade pendant 10 jours consécutifs une injecton de 0 gr. 10 de chlorydrate d’émétine.Au dixième jour, la température ne montait plus qu’à 38, la pleurésie était disparue et le foie avait considérablement diminué de volume.

Pendant les 20 jours qui suivirent le malade reçut une injection quotidienne d’hectine puis une nouvelle série de 10 jours d'émétine à 0 gr. 05. A la fin de cette seconde série, le malade n'avait plus de fièvre, son état général était parfait et il avait engraissé de 8 kilogr. mais son foie, bien que diminué de volume, restait encore gros.

Je l'ai maintenu au traitement alterné de l'émétine et de l'arsenic, actuellement je le considère comme tout à fait guéri, et en tous cas l’épreuve thérapeutique a bien montré qu'il s'agissait d'un cas d’amibiase hépatique simulant la tuberculose aiguë.

EN RÉSUMÉ l’hépatite amibienne envisagée dans sa forme subaiguë présente avec la bacillose au début de

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