‹ Du Diagnostic Différentiel Entre Les Hépatites Amibiennes Et Les Affections Pleuro-PulmonairesChapitre 9 sur 25 · SPA · texte numérisé non relu

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nombreux traits de ressemblance ;la clinique seule sera impuissante à établir une différenciation. Tout au plus mettra-t-elle en évidence une augmentation de volume du foie laquelle, si le sujet accuse dans son passé un épisode dysentérique, pourraconstituer un indice précieux, la radioscopie, de son côté, aura l’avantage de démontrer l'intégrité pulmonaire de préciser les dimensions du foie ainsi que la position du diaphragme. Jointe äu laboratoire, qui permettra d'éliminer définitivement la suspicion de tuberculose par l’absence de bacilles de Koch dans les crachats, mais qui restera muet 8 fois sur 14 au sujet de la recherche des amibes et des kystes dansles selles, elle acquerra selon Boni une importance de premier ordre, en provoquant chez le praticien le réflexe de l'épreuve à l’émétine.

B.:- Les hépatites chroniques

Se basant sur des différences anatomiques essentielles : les auteurs avaient décrit dans les hépatites chroniques deux formes principales.

La premièreéludiée par MENÉTRIER et BoipiN, AcHaRDet Foix se distinguait par ses lésions multiples, nodulaires autour desquelles un processus scléreux créait, dans Île parenchyme avoisinant, une vérilable cirrhose. Le tissu hépatique lui-même réagissait toujours à un degré quelconque tantôt par une simple hyperhémie, tantôt par une dégénérescense granuleuse, graisseuse ou amyloïde. A cette division anatomique correspond bien cliniquement l’évolution par poussées successives ayant

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comme aboutissant la suppuration et laissant après elle un foie dur, gros, bosselé et douloureux. Cette forme cirrhotique, dépassant le cadre de notre travail, ne nous arrêtera pas davantage.

La seconde forme se caractérise par l'absence de lésions spécifiques. Il faut invoquer une congestion simple de l’organe, une hyperhémie selon le terme de Kezscn et Kiener et dont la périhépatite est la conséquence. PaIssEAU en a laissé une description classique, résultat d’une trouvaille nécropsique : « Péritonite adhésive intéressant le pourtour du ligament falciforme, une partie de la face convexe et du bord postérieur du foie, la glande elle-même étant macroscopiquement intacte. » Ce sont les hépatites simples de Kezscn et KiENER dont la caractéristique est absence de suppuration et avec lesquelles FRANÇON et JEAN Hurinez ont comparé les épisodes pneumoniques des bacillaires, survenant par poussées et qui laissent après eux un certain degré de sympbhyse pleurale.

Le début des accidents est très variable. Parfois ils éclatent chez des dysentériques anciens et non traités, mais le plus souvent rien ne permet dans le passé du malade, à part quelques incidents digestifs de banalité courante, de relever les marques de «l’étape intestinale ». C’est du reste la thèse de Mauté qui souligne la fréquence des complications hépatiques chez ceux dont les alteintes dysentériques ont été frustes ou silencieuses.

Le malaise initial semble être le plus fréquemment un point de côté, une vague douleur dans la région des

fausses côtes que réveille chaque acte respiratoire. Le

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