‹ Du dialecte blaisois et de sa conformité avec l'ancienne langue et l'ancienne prononciation françaiseChapitre 113 sur 132 · IMPÉRATIF · texte numérisé non relu

IMPÉRATIF

Eyc, ayons, ayez.

eye. ' — Je l'ai noté ainsi parce qu'il se prononce cille ayons, ayez. — Prononcer a-yons , a-yez. (Voir au subj.)

SUBJONCT. PRÉSENT.

Qu'j'eye

Qu't'eyes

Qu'il eit ou mieux qu'il eye

Qu'j'ayons, j'ayouns, j'ayiains

QuVayiez

Qu'iz ayaint.

Louis Meigret. — « J'aye, tuayes, ileyt, nous ayons, vous ayez, il ayet. » Donnez à la lro syllabe ay le son du substantif ail. (Ap. Livet, p. 91.)

Cl. de S'-Lien. — « Si l'y est suivi dans les diphthongues oy ou ay d'un a ou d'un e, les trois voyelles forment trois syllabes : ayant, ayez, abbaye, loyer, etc., prononcez, a-y-ant, a-y-ez, abba-y-c, lo-y-er. » (Ap. Liv. p. 506.)

Andry de Boisregard. — Quelques-uns disent peyen, rcyon, nyonner, eyons, mais cette prononciation est mauvaise -, il faut prononcer Va et dire pa-yen, ra-yon, a-yons. Prononcez cependant j'eye, lu cyes. peyer, peyons et non pa-yer, etc. (pag. 483.)

aye. — La prononciation ail (à peu près inusitée en blaisois aux 3 pers. du sing.) était particulière au moyen-âge à la Champagne, la Lorraine et la Bourgogne ; la prononciation cil au Berry, à l'Orléanais, à l'Ile-de-France (Burguy, I, p. 348). Ce n'est que dans le second tiers du XVIIe siècle que la forme qu'il ail, la vieille forme française (V. Burguy, I, 247, 254), supplante corn-

plètement qu'il aye (eye). Corneille emploie encore cette dernière. (Voir IIe partie, pag. 72 et 73.)

Voltaire, à propos de l'orthographe de Corneille, fait remarquer que cet aye était de son temps un solécisme très commun.

Girault-Duvivier fait observer que « l'on dit qu'il ait et jamais qu'il aie. »

Ayaint. — Est une forme ou dérivée de haberent et non de habeant, ou bien à laquelle par assimilation l'on a ajouté la terminaison aint de l'imparfait et du conditionnel.

Imparf. du subj. — n'existe pas.

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