PREMIÈRE PARTIE
De servitudes oster toustes, Et toutes autres maie toustes.
(Godefroy de Paris, dansGérusez, I, p. 182.) Item, a Jehan Raguyer je donne, Qui est sergent, voire des Douze, Tant qu'il vivra, (ainsi l'ordonne) Tous les jours une talemouze Pour bouter el fourer sa morne Prinse a la table de Bailly \ A Maubuay sa gorge arrouse, Car a manger n'a pas failly.
(Fr. Villon, gr. Testam. sir. XCV.) J'ay prié aulcuns personnaiges que cesle hayne voulsist repouser-
(Lett. de Phil. de Corn.) J'ai veu letre d'un de nous embasadeurs, qui asurc l'avoir veu.
(Id. id.) Je n'en pense autre çjwjise ; On veut que je l'épouse.
(Bonav. des Périers, l'Andrie, p. 201.) ('elle que bien dire je Couse
Pour ma propre et très chère épouse. (Id. id p. 263.) Son réconfort et son repous , Son ami, son cœur, son époux. (Id. id. p. 302.) l^hostc s'attend avoir des pourceaux Iioustes, Mais les avoir fust encore aux escoutli's. (Ch. Bourd. p. 72.) Or, pour partir chascun se botte et house ; A demeurer nul d'eux ne se dispose. (Id. p. 107.) Car bien joyeux estoit d'avoir tel hoslu. Faifeu luy dit : Mon ami, quoi qu'il couste. . etc. (Id. p- 54.) Ainsi puisses-tu vivre en amoureux repous Jusqu'à la mort, Claudine, avecque ton époux.
(Ronsard, Eglog. et Mascarades.) Les yeux tournez vers l'Occident, il pousse Les noirs taureaux sur le bord de la fousse.
(Id Franciade, ch. IV.)
Veu qu'il sembloit impertinent a tous. . . Si d'adventure ils étaient a point clous.
(Rabelais, Gargantua, I. 2. p. 66.) Grecs ou Latins, plus a craindre que loups, Ny vous galous, v jusqu'à Vous.
(Id. id. I. M. tom II. p. 3o8. Cf. I 13. p. 262.)
Lorsque Ys est précédé d'une consonne qui ne compte pas dans la prononciation, cette consonne ne neutralise aucunement l'influence de Y s sur la voyelle :
Mettre a ruyne a peu de noyse et cops,
Mais sans picquons agus ou bec de coqz. (Jeh. Mol. p. 138.)
Souvent même la consonne intermédiaire à Yo et à Y s disparait, et l'auteur, comme pour mieux se conformer à la règle, modifie lui-même l'orthographe du mot :
— Se je y vois, que présumez-vous!1
— Que vous ne inorrez point de coux.
— C'est dont a mon lit, à repoux.
(M. du S. d'Orl. vs. 1594.)
5° 0 sonne ou , toutes les fois qu'il commence un mot ;
Dans les exemples cités à l'appui des règles précédentes, nous avons déjà rencontré orme, ourme (règle 2), Youst, j'ousc, housles, ous (règle 4) ; mais on y peut attribuer le son ou à l'influence des consonnes suivantes r ou s. En voici d'autres où Yo prend évidemment le son ou d'après la place qu'il occupe au commencement du mot.
La terre a douleur Goustera Youdeur De mainte souaire.
(Le malheur de la France; iloquef. a oudeur. Cf. lîom. de la R. vs. 63158.) Oblyer, las! il n'entr'ou&Zye