QUATRIÈME PARTIE. l'.l'.i
a II faut prononcer ce oui, » dit Richelet. Ces! aussi l'avis de l'Académie : « Le oui et le non ; » et de dos paysans. Ceux-ci prononcent très souvent oui comme ouete, avec le son du digamms très marqué : voui. (Cf. Bibliot. des Enf., p. 135.)
6° Ourse. Ce mot n'est aspiré que quand il est précédé de L'article la : La ourse. Cet usage me parait avoir été introduit par bateleurs étrangers qui font profession de faire danser desours sur les places, et qui en profitent pour écorcher La Langue. Je les ai entendus maintes fois de mes propres oreilles encourager leurs bêtes en disant : « Dansez , la £>urse ! »
7° Quelques mots, prononcés d'une manière emphatique pour mieux appuyer sur la pensée, paraissent aspirés, mais en réaliti ne le sont pas. Ainsi l'on dira : a IVleu ancien, ancien. — Un eunourme. — L'apparence de l'aspiration provienl dans ces mots de l'absence de liaison, si fréquente ('ans le dialecte blaisois. I à peu près comme si l'on prétendait que l'absence d'élision d ce vers rend aspirée la voyelle initiale à'imponere ou de Ossam
Ter sunt conali imponere Pelio Ossam.
(Géorg. I. 281.)