‹ Du dialecte blaisois et de sa conformité avec l'ancienne langue et l'ancienne prononciation françaiseChapitre 92 sur 132 · II. — TRANSFORMATION D'UNE VOYELLE EN DIPHTHONGUE · texte numérisé non relu

II. — TRANSFORMATION D'UNE VOYELLE EN DIPHTHONGUE

1° E en eu:

Empreu.

(Th. fr. aumoy.-âge, Buchon, p. 120.) J'ai trouvé le gîte du glieuve (3) Mais le glieuve n'y était pas, Le matin, quand il se ïeuve, U emporte tous les draps, etc.

(Ronde du pays angevin.)

E sonne-t-il eu, ou eu e dans ces vers de la chanson de Roland (Mull. vs. 676.)

E dist al rei : « Salvez seiez de De u ! De Sarraguce ci vos aport les clefs. » (3)

(1) Cf. Péd. joué, II. 2. La règne de la Courtille (p. 32); ous faites tant de mènes (p. 34) ;.ce n'estet encore qu'une varmenc (p. 36). (c2) Cf. le Péd. joué, p. 37 : deux glieuex. (3) Cf. Hug. Salel, liv. V, p. CLV, trefre, abreuve.

2° 0 en ou:

Que tu escriz souvent en rithme et prose ; Par ce te pry que ta main se dispouse, etc.

(Jeh. Lem. Dédicace, p. I, col. 2.) Laisser le bon, ousterle superflu.

(ïd. id. col. 4.)

3° U en eu :

Qui (Sichée) les cruels autels, sauvegardes mal senres, Luy monstre avec les mains, sanglans de ses blesseures.

( Les Dél. de la poés. p. 145.) Chantons donc sa chevelure De laquelle amour vainqueur Noua mille rets a Yheure Qu'il m'encordela le cœur.

(Ronsard -, Ma guiterre.)

4° Y en eu :

Meurte, arbre ; myrtus.

(Féd. Morel.)

Page 1