II. — TRANSFORMATION D'UNE VOYELLE EN DIPHTHONGUE
1° E en eu:
Empreu.
(Th. fr. aumoy.-âge, Buchon, p. 120.) J'ai trouvé le gîte du glieuve (3) Mais le glieuve n'y était pas, Le matin, quand il se ïeuve, U emporte tous les draps, etc.
(Ronde du pays angevin.)
E sonne-t-il eu, ou eu e dans ces vers de la chanson de Roland (Mull. vs. 676.)
E dist al rei : « Salvez seiez de De u ! De Sarraguce ci vos aport les clefs. » (3)
(1) Cf. Péd. joué, II. 2. La règne de la Courtille (p. 32); ous faites tant de mènes (p. 34) ;.ce n'estet encore qu'une varmenc (p. 36). (c2) Cf. le Péd. joué, p. 37 : deux glieuex. (3) Cf. Hug. Salel, liv. V, p. CLV, trefre, abreuve.
2° 0 en ou:
Que tu escriz souvent en rithme et prose ; Par ce te pry que ta main se dispouse, etc.
(Jeh. Lem. Dédicace, p. I, col. 2.) Laisser le bon, ousterle superflu.
(ïd. id. col. 4.)
3° U en eu :
Qui (Sichée) les cruels autels, sauvegardes mal senres, Luy monstre avec les mains, sanglans de ses blesseures.
( Les Dél. de la poés. p. 145.) Chantons donc sa chevelure De laquelle amour vainqueur Noua mille rets a Yheure Qu'il m'encordela le cœur.
(Ronsard -, Ma guiterre.)
4° Y en eu :
Meurte, arbre ; myrtus.
(Féd. Morel.)